Les Bleus n'ont pas peur des USA

Reuters

"L’histoire sera encore plus belle..." Quelques instants après la victoire américaine face au Brésil (89-73), synonyme d’affrontement entre les Etats-Unis et l’équipe de France mercredi (13h heure française) en quarts de finale de cette Coupe du monde chinoise, Rudy Gobert avait visiblement digéré le revers tricolore contre l’Australie (100-98), se languissant déjà de ce choc face au pays où il vit depuis 2013.

Autre Français évoluant en NBA, Evan Fournier, en très grande forme depuis le début de la compétition et auteur de son record de points avec les Bleus (31 points), soulignait lui, également sur Twitter, le goût "très amer" que lui laisse ce premier revers face aux Boomers, mais réaffirmait sa volonté que le groupe "reste ensemble pour mercredi." Ce que leader offensif tricolore a également du ressasser à ses coéquipiers, qu'il avait réunis au centre du parquet de Nankin à l'issue de la rencontre.

Albicy: "Nous, on veut défendre"

Il faudra au moins ça, et beaucoup d’autres choses, pour venir à bout de ceux qui restent les favoris de la compétition, malgré un déficit de stars et une grosse frayeur face aux Turcs en phase de poules (93-92 a.p.). "Est-ce qu’on a peur ? Non, ça sera excitant de jouer contre les « Ricains » (sic), a réagi Andrew Albicy au micro de Canal+ Sport. On sait que c’est un quart de finale qu’on ne doit pas perdre. On va tout donner et on verra."

Contre les Brésiliens, les hommes de Gregg Popovich, toujours sans Jayson Tatum, ont progressivement creusé l’écart, dans le sillage de Kemba Walker (16 points et 5 passes), pourtant malade, et Myles Turner (16 points et 8 rebonds). Pour réussir à les battre, ce qui serait une première depuis un match amical disputé à Paris en 1986, l’une des options de Vincent Collet consisterait à imiter les Turcs et à densifier la raquette pour les forcer à tirer à 3 points. Et insister aussi sur l’ADN français: "Nous, on veut défendre", a ainsi rappelé Albicy.