Battus, les Bleus défieront les Etats-Unis

Reuters

Les Bleus n'ont pas seulement perdu leur invincibilité, lundi, pour leur cinquième rencontre dans la Coupe du monde. Ils ont surtout gagné le droit de défier les Etats-Unis, la référence mondiale, en quarts de finale. C'était tout l'enjeu de ce duel au sommet du groupe L entre la France et l'Australie, deux formations déjà assurées de leur place dans le grand huit, et qui voulaient tout faire pour s'offrir un tableau favorable, avec l'étonnante République tchèque au prochain tour. Ce sont donc les Boomers qui ont raflé la mise, au terme d'un match superbe de bout en bout (100-98).

Tout s'est joué sur la fin, sur la dernière possession, où les hommes de Vincent Collet, après un lancer franc manqué par Matthew Dellavedova, avaient le ballon de la victoire. Une balle de match gâchée par remise en jeu mal assurée d'Andrew Albicy, pourtant précieux dans le money-time, qui a vu sa passe pour Nando de Colo être interceptée par Patty Mills. Dommage pour les Bleus, qui avaient fait jeu égal avec une équipe australienne qui impressionne par sa solidité depuis le début de la compétition, dans la foulée d'une préparation où ils ont infligé... aux Américains leur première défaite depuis 2006.

Malgré Fournier...

Après une première mi-temps équilibrée (46-46, 20e), où Frank Ntilikina (7 points, tous dans le premier quart-temps) et Nicolas Batum (13 points) avaient montré un peu d'agressivité en attaque, les Bleus ont réussi à créer un petit écart dans le troisième quart-temps (70-61, 27e). C'était le moment choisi par Evan Fournier pour prendre feu. L'arrière d'Orlando, pour son nouveau record en sélection (31 points), a livré un duel de haut niveau avec le feu-follet Patty Mills (30 points). Mais le meneur des Spurs était loin d'être la seule menace, et ce sont Aron Baynes (21 points, à 5/6 à trois points ) et l'inénarrable Joe Ingles (23 points) qui ont ramené l'Australie dans le match.

Dans le money-time, les Bleus ont pu compter sur un Nando de Colo au diapason de Fournier (26 points), mais il leur a manqué un petit quelque chose, peut-être un stop défensif (Rudy Gobert a été sorti pour cinq fautes en fin de rencontres), pour s'assurer la victoire avant cette dernière possession fatidique. "C'est frustrant", a admis Ntilikina, mais les Bleus doivent vite se tourner vers leur prochain match, qui va arriver très vite, contre cette équipe américaine qui reste redoutable malgré l'absence de nombreuses stars NBA (mercredi 13h, heure française). "On va se concentrer sur la suite de la compétition, explique Ntilikina. Peu importe (l’adversaire en quarts), on a le talent pour aller plus loin." C'est le moment de le prouver.