Les USA en quête du quadruplé

AI / Reuters / Panoramic

Le passage à 12 équipes (contre 16 lors des précédentes éditions), réparties en deux groupes de six, annonce un parcours du combattant de cinq matches en six jours pour sortir des poules. Avant un sprint final puisque quarts, demi-finales et finales seront disputés en trois jours. "A 12, la compétition va être encore plus dense. Tout est ouvert, même si les Etats-Unis sont devant, c'est sûr" estime le sélectionneur de la France, Jean-Aimé Toupane. Les Américaines et leur effectif estampillé WNBA pourront compter sur l'ailière A'ja Wilson, MVP de la dernière saison régulière du championnat nord-américain, et l'ailière forte Breanna Stewart pour compenser les retraites des légendaires Taurasi et Bird. 

Ainsi que l'absence de Brittney Griner, incarcérée en Russie après avoir été arrêtée en février à Moscou en possession d'une vapoteuse contenant du liquide à base de cannabis. Les Etats-Unis paraissent deux crans au-dessus du lot et restent sur une série de 22 victoires dans la compétition depuis une défaite en demi-finale de l'édition 2006 face à la Russie, dont la sélection a été été exclue cette année après l'invasion de l'Ukraine.

Lauren Jackson, le come-back

Cette édition 2006 avait été remportée par l'Australie de Lauren Jackson, sortie en 2022 de sa retraite après neuf ans d'absence pour enfiler de nouveau le maillot des "Opals", à domicile, et participer à son cinquième Mondial. A 41 ans, la légende Jackson aura cependant fort à faire pour faire oublier, dans le secteur intérieur, l'absence de Liz Cambage, pivot de 2,06 m écartée de la sélection pour raisons disciplinaires.

Les Australiennes ont été versées dans la poule B dite "de la mort", puisqu'elle comprend également, outre la France, le Japon, médaillé d'argent aux JO-2021 (défaite face aux Etats-Unis en finale), le Canada, toujours régulier au plus haut niveau, la Serbie championne d'Europe en titre et la France, médaillée de bronze aux Jeux de Tokyo. Les Serbes devront faire sans le duo intérieur de choc composé de Sonja Vasic et Jelena Brooks, retraitées. Toujours dans le secteur intérieur, le pivot WNBA Emma Meesseman tentera de porter la Belgique, placée dans la poule des Etats-Unis, vers une première médaille mondiale.


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