Renversants, les Bleus finissent en bronze

Reuters

Le jour et la nuit. Si les Bleus ont finalement réussi à dominer l’Australie dimanche, à Pékin (67-59), lors du match pour la troisième place de cette Coupe du monde en Chine, c’est grâce à une énorme seconde mi-temps, après être totalement passés à côté de la première. Les hommes de Vincent Collet n’avaient ainsi inscrit que... 21 petits points lors des deux premiers quarts-temps.

Dans le cœur du troisième, ils ont même accusé jusqu’à 15 points de retard (25-40, 23e), cédant alors sous les coups de boutoir de Joe Ingles (17 points) et Patty Mills (15 points), qui termine sur le podium des meilleurs marqueurs de la compétition. Mais Evan Fournier et ses coéquipiers, tombeurs historiques de Team USA en quarts de finale, avant de craquer face aux Argentins dans le dernier carré, ne voulaient pas repartir bredouilles.

"Un petit goût amer"

L’arrière d’Orlando, principal atout offensif des Tricolores, a fini par régler la mire (16 points à 3/13 à 2 points, et 2/4 à 3 points), mais ce sont bien Nicolas Batum (9 points et 6 passes) et Vincent Poirier (8 points et 7 rebonds), au relais d’un Rudy Gobert encore peu en vue (2 points et 4 rebonds), qui ont sonné la révolte dans ce troisième acte. Avant qu’Andrew Albicy (9 points à 3/4 à 3 points) et, surtout, Nando De Colo ne prennent le relais.

Meilleur marqueur du match (19 points), l’ancien meneur du CSKA Moscou a ainsi inscrit 8 points consécutivement au début du dernier quart, et permis aux Bleus de passer enfin devant, pour la première fois de la rencontre (47-46, 30e). "C’est plus qu’un lot de consolation, même si ce n’est pas la médaille qu’on espérait au début, commentait De Colo ensuite pour Canal+Sport. Et on a encore vu l’état d’esprit de notre équipe, qui s’est battue jusqu’à la fin. C’est le caractère qui a fait la différence."

Un caractère qui leur permettait de tenir bon jusqu’au bout, et donc de décrocher cette deuxième médaille de bronze mondiale consécutive, qui est aussi la deuxième de l’histoire de l’équipe de France. Même si elle laisse à Batum et ses partenaires "un petit goût amer". Qu’ils tenteront de faire disparaître l’an prochain à Tokyo, lors de Jeux Olympiques qu’ils attendent déjà avec impatience.