La Liga : Pedri estime qu’Hansi Flick a transformé le FC Barcelone
Pierre angulaire du système mis en place son manager, le milieu de terrain canarien a expliqué à esquire que l’ancien sélectionneur de l’Allemagne avait apporté une touche germanique au club blaugrana.
Depuis les années 1970, le FC Barcelone a été nourri par l’idéologie du football total telle que les Néerlandais l’avaient théorisée et mise en pratique. Une influence importée avec Rinus Michels et ayant perduré ensuite sous l’influence de Johan Cruyff, comme joueur puis entraîneur et enfin dirigeant.
Aujourd’hui encore, les principes et fondamentaux sont demeurés, n’évoluant qu’à la marge pour suivre l’évolution, notamment physique, du jeu “moderne”. Une école néerlandaise néanmoins ouverte aux apports extérieurs. Depuis plus d’un an et demi, le FC Barcelone a entamé une révolution sous la houlette d’Hansi Flick. Une révolution incarnée par une défense anormalement haute visant à récupérer le ballon le plus près possible de la surface adverse et à piéger hors-jeu les attaquants adverses.
Une tactique aussi spectaculaire que décriée et critiquée, mais que les Blaugranas assument pleinement. “De l’extérieur, cela peut paraître risqué à cause de la ligne défensive haute et des espaces qu’elle crée, mais si l’équipe presse haut, il est très difficile pour l’adversaire de trouver l’ouverture pour adresser la passe parfaite à l’attaquant”, a estimé Pedri dans un entretien accordé à Esquire.
“Il a donné au club une touche allemande”
Déjà important durant le mandat de Xavi, le Canarien a pris une nouvelle dimension depuis qu’il travaille sous les ordres de l’ancien sélectionneur allemand, s’imposant comme la pierre angulaire du système barcelonais. “Au quotidien, il est comme un membre de la famille. Il nous aide et nous conseille toujours, surtout sur les questions tactiques”, a loué l’international espagnol avant d’ajouter : “Son influence est énorme. Au sein du club, en termes de professionnalisme, il a changé beaucoup de choses. Il a donné au club une touche allemande.”
Une rigueur allemande qui se marie à merveille avec l’héritage offensif néerlandais et la finesse technique espagnole. Un alliage étonnant que rien n’a ébranlé la saison dernière en Espagne. Si le FC Barcelone n’avait plus réussi de triplé depuis 2018, Pedri ne s’interdit pas de rêver à doubler la mise en 2026. “Pourquoi pas ? Ce ne sera pas facile, mais j’espère que nous pourrons rééditer le triplé national de la saison dernière et remporter également la Ligue des champions”, a osé l’Espagnol de 23 ans, plus ambitieux que jamais.
Si le club catalan avait tout gagné à l’échelon national, il avait buté en demi-finales sur la scène européenne, éliminé par la pugnacité de l’Inter Milan au bout d’une double confrontation légendaire (3-3, 3-4 a.p.). Une cicatrice encore douloureuse que le Canarien et ses partenaires espèrent bien atténuer au printemps prochain avec un sixième titre européen après 1992, 2006, 2009, 2011 et 2015.








