La Liga : Le soutien fort d’un dirigeant espagnol à Xabi Alonso

  • Directeur technique du développement et de l'équipe nationale masculine espagnole au sein de la Fédération espagnole de football (RFEF), Aitor Karanka a assuré que l’entraîneur basque était le meilleur pour occuper le poste au Real Madrid.

Les dirigeants du Real Madrid n’ont toujours pas pris la parole publiquement pour soutenir Xabi Alonso, mais d’autres n’hésitent pas à parler en sa faveur et à défendre ses qualités et ses mérites. Hier, c’est ainsi un dirigeant de la Fédération espagnole de football (RFEF) qui a pris la défense du Basque. “J’ai partagé le vestiaire avec Xabi Alonso en équipe nationale du Pays basque, puis je l’ai côtoyé durant l’ère José Mourinho et son passage ultérieur comme entraîneur au Bayer Leverkusen. Je pense donc que le Real Madrid, que je connais très bien, doit faire preuve de patience pour que son projet prenne forme et qu’il ait une chance de se battre pour des titres”, a plaidé Aitor Karanka, adjoint de José Mourinho au Real Madrid entre 2010 et 2013, dans l'émission 'Radiogaceta de los Deportes' sur RNE.

Un soutien loin d’être anodin dans une période trouble. En effet, loué pour les résultats de son équipe jusqu’à fin octobre et sa victoire aussi importante que symbolique et prestigieuse contre le FC Barcelone (2-1), Xabi Alonso a vu sa légitimité et tout le crédit accumulé depuis juin dernier s’évanouir en quelques semaines. Entre le 4 novembre et le 10 décembre, les Merengues n’ont gagné que deux des huit matchs qu’ils ont disputés toutes compétitions confondues, concédant trois nuls consécutifs en Liga et perdant à trois reprises. Un trou d’air qui a permis au rival blaugrana de combler son retard de cinq points en championnat et d’en creuser un plafonnant à présent à quatre unités. Surtout, il a ouvert le débat sur la capacité de Xabi Alonso à gérer un environnement aussi exigeant que celui de la Maison Blanche.

La Supercoupe d’Espagne, un moment de vérité

Ancien grand joueur, le Basque n’avait jusque-là connu qu’une expérience d’entraîneur au Bayer Leverkusen. Un cocon loin de la pression inhérente aux grands clubs, où il avait bénéficié de la confiance de sa direction et du temps nécessaire pour bâtir son projet, dont l’aboutissement a été un fantastique doublé Bundesliga–Coupe d’Allemagne en 2024, le tout sans perdre le moindre match en Allemagne. Une performance unique à ce jour.

Recruté justement pour insuffler un nouvel élan après le deuxième mandat de Carlo Ancelotti, parti au Brésil, Xabi Alonso se retrouve confronté à la réalité d’un environnement autrement plus hostile, où le temps n’est accordé qu’à ceux qui gagnent. Les trois récentes victoires lui ont offert un répit et l’assurance de conserver son poste au moins jusqu’à début 2026. Selon la presse espagnole, il ne serait toutefois pas sorti d’affaire et son sort serait lié au résultat qu’il obtiendra notamment en Supercoupe d’Espagne, où son équipe tentera de prendre sa revanche sur l’Atlético de Madrid en demi-finales (8 janvier) avant, si tout se passe bien, de viser un premier trophée cette saison face au FC Barcelone ou à l’Athletic Bilbao. Une nouvelle défaite et tout pourrait subitement s’arrêter pour l’Espagnol, dont la philosophie et l’exigence ont bousculé la Maison Blanche.