La Liga : La qualité que Granit Xhaka a admiré chez Xabi Alonso
Dans un documentaire diffusé par DAZN, l’international suisse a livré un témoignage élogieux au sujet de son ancien entraîneur au Bayer Leverkusen.
Xabi Alonso vit des heures chaotiques au Real Madrid. Après un début de saison presque parfait, où elle enchaînait les victoires, son équipe a connu un trou d’air entre début novembre et mi-décembre, avec deux succès en huit matchs toutes compétitions confondues (trois nuls et trois défaites, ndlr). Plus que les résultats sportifs, l’entraîneur basque a également dû composer avec les premiers tracas dans la gestion de son groupe, avec notamment le cas de Vinícius Jr.
En symbiose avec sa direction
En rejoignant le club merengue, il savait pertinemment à quoi il s’exposait. Un tumulte permanent, loin de la quiétude qui régnait à Leverkusen. Nommé en octobre 2022 alors qu’il n’avait aucune expérience, le jeune technicien de 41 ans à l’époque a bénéficié du relatif anonymat du Bayer Leverkusen pour faire ses armes avec l’assentiment de sa direction. “Xabi a trouvé un effectif déjà constitué au Bayer, et lorsque nous avons pu préparer la saison suivante, nous l’avons fait ensemble. Il était très important que nous décidions également avec lui des joueurs qui partiraient. L’un des points clés est de savoir comment aider le club à bâtir une grande équipe”, a posé Fernando Carro dans l’émission Radiogaceta de los Deportes sur RNE.
Une confiance que le président espagnol du club allemand n’a pas regrettée. En effet, la saison suivante, la première où Xabi Alonso a pu tout préparer à sa convenance, le Werkself a signé un exercice d’anthologie, réalisant le doublé, remportant la Bundesliga sans perdre le moindre match et, dans la foulée, la Coupe d’Allemagne. Plus impressionnant encore, son équipe avait frôlé l’invincibilité toutes compétitions confondues, ne perdant qu’une seule rencontre, en finale de la Ligue Europa (0-3 contre l’Atalanta Bergame).
“Une personnalité hors du commun”
Un parcours fantastique dans lequel Granit Xhaka a joué un rôle central. S’il n’était pas l’étoile du système de Xabi Alonso, il en était l’un des piliers, un joueur capable d’être décisif au besoin et toujours là pour réguler le tempo ou donner de la voix, sur le terrain comme en dehors. Un leader essentiel pour guider Florian Wirtz et consort. Parti l’été dernier à Sunderland, peu après le technicien espagnol, l’international suisse conserve un souvenir vivace de leur collaboration de deux ans et demi. Au-delà des qualités tactiques du Basque, il a surtout apprécié un autre aspect de sa personnalité. “Il n’avait aucune expérience des grands rendez-vous, c’est certain. Ce qu’il avait, c’était une personnalité hors du commun. Quand il entrait dans le vestiaire et prenait la parole, tout le monde était captivé. Parce qu’ils l’écoutaient. Parce que chaque mot qu’il prononçait était sincère. Il ne se contentait pas de répéter ce que les autres disaient. Il n’était pas faux. Il était authentique”, a révélé celui qui évolue aujourd’hui à Sunderland dans un documentaire de DAZN intitulé “L’Architecte : Du mythe au défi”, retraçant en 70 minutes le parcours de Xabi Alonso au Bayer Leverkusen.
Une authenticité, doublée d’un charisme certain, qui ont convaincu les joueurs d’alors, d’autant que Xabi Alonso n’avait apparemment que faire des statuts préétablis. “Et je pense que lorsqu’un joueur vous sent authentique, la victoire ou la défaite importent peu. Vous gagnez son respect. Toutes les équipes ont leurs egos, sans aucun doute, mais lui, il se fichait des grands noms. Et il se fichait du prix du transfert. Seul comptait ce qu’il voyait sur le terrain. Il voulait vous voir vous battre. Et si vous vous entraîniez bien, il vous donnerait votre chance. C’est ce que j’admire le plus chez Xabi”, a ajouté Granit Xhaka.
Une philosophie louable, mais qui lui joue certainement des tours depuis qu’il officie au Real Madrid, où egos et statuts sont exacerbés et ont une valeur autrement plus forte qu’ailleurs.








