Liverpool : Coutinho, l'indispensable Red

Reuters

Quand on est coach, il y a des noms que l’on coche plus rapidement que d’autres sur sa feuille de match. Celui du Brésilien fait partie de cela dans l’esprit de Jürgen Klopp, au même titre que le capitaine Jordan Henderson. Normal puisque depuis le début de saison, l’ancien joueur de l’Inter Milan fait preuve d’une brillante régularité dans l’excellence, comme il l’a encore prouvé ce week-end en marquant le second but contre WBA, synonyme de troisième place pour Liverpool au classement.

En Premier League, son impact est assez ahurissant sur le jeu de son équipe. Neuf matchs, huit titularisations, et des chiffres (quatre buts et deux passes décisives) qui permettent aux Reds d’être des candidats légitimes au titre, mais aussi de détenir la meilleure attaque du championnat avec Manchester City. Co-meilleur buteur de son équipe, deuxième meilleur passeur de sa formation, Coutinho est l’homme le plus impliqué dans les buts de Liverpool.

Plus que ses stats et ses buts souvent bluffants, c’est sa redoutable efficacité qui est à noter. L’homme de 24 ans ne vendange pas, prend très souvent sa chance (4 tirs par rencontre en moyenne, pour 62% de tirs cadrés) et sa frappe de balle se révèle être une arme terrible face aux défenses adverses, souvent regroupées bas lorsqu’elles font face aux joueurs liverpuldiens. En Europe, il est d’ailleurs le quatrième joueur à tirer le plus, preuve qu’il est en pleine confiance dans le schéma collectif de Klopp.

 

Le meilleur dribbleur de Premier League

Autre aspect prépondérant dans le jeu du milieu offensif : sa capacité à éliminer son vis-à-vis. Très fin techniquement, Coutinho est le second joueur dans l’effectif des Reds à tenter et réussir le plus de dribbles, derrière Sadio Mané, mais avec un taux d’efficacité bien supérieur à son coéquipier sénégalais. En Angleterre, c’est lui qui converti le plus souvent ses dribbles (70%), devant notamment Eden Hazard.

Dans son couloir gauche où il repique souvent sur son pied droit, ou dans l’axe, le numéro 10 carioca est l’élément déclencheur de la majorité des offensives grâce à sa vista, sa vision de jeu et ses passes lasers. Ses prises de risques entraînent finalement peu de déchets dans l’entrejeu (85% de passes réussies), comme à l’abord de la surface de réparation (78% dans les 30 derniers mètres).

Des performances enfin à la hauteur d’un talent qu’il n’avait pas pu exprimer à l’Inter avant de traverser la Manche et qui ne laissent pas insensibles plusieurs écuries du Vieux Continent, comme le Paris Saint-Germain, le Real Madrid et surtout le FC Barcelone. Pour blinder sa star, le board envisage de prolonger son Sud-Américain de deux saisons, à qui il reste tout de même encore quatre ans de contrat dans le Nord de l’Angleterre. Le temps de retrouver la Ligue des Champions, où l’international brésilien (21 sélections) n’a jamais marqué au cours de sa carrière. Une faille à vite combler dans son CV, si possible avec la tunique rouge sur les épaules. 

@Nicolas_Sarnak


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