NBA : Les 10 questions de la fin de saison (2/2)

Reuters

Golden State seul au monde ?

Troisièmes bilan de la Ligue mais leaders de la Conférence Ouest, les Warriors semblent encore au-dessus de la mêlée cette saison. L’équipe possède une marge conséquente sur tous ses adversaires ou presque, et paraît pouvoir accélérer quand elle veut pour l’emporter. Cela s’est traduit récemment par ses succès sur le Heat et le Jazz avant le All-Star break.

Alors, qui pour contrarier les Dubs dans leur quête de triplé ? Pas grand monde. En sept manches, les Californiens donnent l’impression d’être impossible à battre et ce ne sont pas les difficultés de Houston, leur plus grand rival l’an dernier, qui fera taire cette sensation. Trop complets, trop talentueux et trop expérimentés : les Warriors sont peut-être tout simplement trop forts pour le reste de la NBA.

Les Lakers rateront-ils les Playoffs ?

L’absence d’un mois de LeBron James a totalement enraillé la dynamique des Lakers. Quatrième au moment de la blessure du King, la franchise aux 16 titres a dégringolé au classement. Désormais dixième (28v - 29d), la formation violine et or n’a plus de marge de manœuvre et c’est en plus empêtrée dans l’affaire Anthony Davis. Avec deux matchs de retard sur les Kings et trois sur les Clippers, le temps est compté pour L.A, surtout que le calendrier à venir n’a rien d’une sinécure.

Houston, Milwaukee, Denver, Boston, Toronto, Golden State, Oklahoma City, Utah, Portland : la fin de saison s’annonce dantesque pour l’équipe dirigée par Magic Johnson. Chaque faux-pas lors des 25 derniers matchs pourrait coûter cher aux Lakers. Si LeBron James ne veut pas rater les Playoffs pour la première fois depuis 2005, il va lui falloir soulever des montagnes.

LeBron James

 

Des Raptors favoris à l’Est ?

La signature de Marc Gasol dans les dernières encablures de la trade deadline a donné un coup de fouet aux Canadiens. Avec le pivot espagnol, Toronto s’est offert les moyens de faire mal au printemps, et pourquoi pas de revenir sur les Bucks au sommet de l'Est. Meilleur bilan de leur Conférence à domicile (24v - 5d) et sur une dynamique de six victoires de rang avant la pause, les Raptors ne sont pas sans savoir que l’avantage du terrain sera un paramètre de succès non-négligeable en Playoffs.

La première place de la Conférence revêt donc un enjeu essentiel pour la bande de Kawhi Leonard. Le mano a mano avec Milwaukee risque de s’éterniser jusque dans les derniers matchs de la saison régulière face aux Bucks, eux-aussi renforcés par l’arrivée de Nikola Mirotic. Un duel qui se jouera à distance puisque les deux franchises ne s’affronteront plus d’ici avril. Quant au tie-breaker (confrontation directe), il est en faveur des Bucks (3-1).

Où s’arrêtera James Harden ?

Le MVP en titre écrit l’histoire. Et on ne sait pas jusqu’où il est capable d’aller. Avec 31 matchs consécutifs avec 30 points au moins au scoring, l’arrière de Houston est sur les traces de Wilt Chamberlain, auteur de série à 34 et 65 matchs dans les années 60. Un record du légendaire pivot des Warriors et des Lakers qu’on pensait imbattable mais dont Harden se rapproche inlassablement.

Avec 36.6 points de moyenne sur la saison, The Beard est de loin le meilleur marqueur de la Ligue et son invraisemblable série pourrait bien le mener à un deuxième titre de MVP. Le retour dès jeudi de Clint Capela sur les parquets va apporter une bouffée d'oxygène aux Rockets et soulager James Harden, obligé de multiplier les prouesses depuis plusieurs semaines pour maintenir Houston à flot. Le Suisse sera-t-il aussi celui qui mettra en péril la série du barbu texan ? Réponse prochainement.

Harden

 

Qui pour le bonnet d’âne ?

On vous en parlait peu avant le All-Star break : la lutte fait rage entre New York et Phoenix dans la course au first pick. Un concours de nullité où le suspense bat son plein. Avant d’arracher un succès sur Atlanta juste avant de partir en vacance, les Knicks, désormais renforcés par Dennis Smith Jr et DeAndre Jordan, venaient d’enchaîner 18 défaites consécutives, un (triste) record de franchise.

De leur côté, les Suns n’ont pas eu la même réussite. Eux n’ont pas eu le luxe de l’emporter avant la pause. Les partenaires de Devin Booker demeurent sur une désolante série de 15 revers de rang, et le dernier succès des joueurs de l’Arizona remonte au 13 janvier contre Denver. Lanterne rouge de leur Conférence respective, les deux équipes attendent désormais la draft avec impatience. Pour l’ambition de gagner, il faudra patienter !