La Liga : Bilbao s'éclate avec Marcelino

Panoramic

Transformer un club sur une défaite, c'est peu courant. Mais c'est un peu la révolution qu'a réussi à amorcer Marcelino, qui a immédiatement montré un visage différent de l'Athletic Bilbao face au Barça pour son premier match à la tête des Basques, le 6 janvier en Liga (2-3). Ce FC Barcelone battu ensuite en finale de Supercoupe (3-2 en prolongation), dans la foulée d'un autre exploit en demies contre le Real Madrid (2-1)...

Le bilan de Marcelino depuis son arrivée, toutes compétitions confondues, est de six victoires, deux nuls et deux défaites, ce deuxième revers ayant encore été subi contre le Barça - décidément le baromètre de son début de mandat - de manière très honorable au Camp Nou (2-1). "Je ne pensais pas qu'on aurait un tel rendement aussi vite", savoure le technicien passé auparavant par Villarreal (de 2013 à 2016) ou Valence (de 2017 à 2019), où il a pu définitivement installer cette réputation de bien faire jouer ses équipes. "On retrouve en match des combinaisons travaillées à l'entraînement, tous les joueurs mettent une grosse intensité et s'entraînent vraiment comme des lions."



D'un strict point de vue tactique, le 4-2-3-1 de Gaizka Garitano a été remplacé par un 4-4-2 plus offensif, avec Oscar De Marcos placé à droite, Iker Muniain à gauche et Inaki Williams replacé devant pour épauler Raul Garcia, qui a lui-même opéré une vraie renaissance dès l'intronisation de Marcelino : auteur d'un seul but lors des seize premières journées de Liga, l'attaquant a ensuite enchaîné six buts en neuf matchs (toutes compétitions confondues). Bilbao, en course pour se qualifier pour la finale de Coupe du Roi (1-1 en demi-finales aller devant Levante), a même inscrit cinq buts face à Getafe (5-1), une première depuis quatre ans !

Preuve de l'état d'esprit remarquable qui escorte le groupe de l'Athletic, où six joueurs ont notamment formé un groupe de musique, Inaki Williams ne cherche pas à jeter la pierre au coach précédent : "Leurs deux conceptions du football sont totalement différentes. Garitano nous sert aussi, il a réussi un travail défensif spectaculaire, on est devenus solidaires. Et Marcelino nous apporte également beaucoup, on est comme des éponges, on essaie d'enregistrer ses idées le plus vite possible et de les traduire sur le terrain." "Les joueurs commencent à être convaincus qu'ils peuvent toujours être dangereux, confirme Marcelino. On doit s'améliorer, même si c'est difficile de faire mieux que notre deuxième période face à Getafe..." Un 4-0 en 45 minutes, en l'occurrence.


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