Football : Jürgen Klopp dément un retour sur les bancs
Alors que son nom a été récemment cité afin de prendre la succession de Laurent Blanc à Al-Ittihad, Jürgen Klopp a rappelé son intention de se tenir loin des bancs de touche dans un entretien accordé à The Athletic.
Dans la nuit du 27 au 28 septembre, aux alentours de minuit, le couperet est tombé pour Laurent Blanc. Nommé sur le banc d’Al-Ittihad en juillet 2024, le champion du monde 98 a été démis de ses fonctions par le club saoudien à l’issue d’une réunion d’urgence. Alors que l’ancien sélectionneur de l’équipe de France était parvenu à décrocher le titre de champion et à remporter la Coupe d’Arabie saoudite la saison dernière, au terme d’un exercice rondement mené, la direction d’Al-Ittihad a préféré mettre fin à son contrat, au lendemain d’une défaite face à l’Al-Nassr de Cristiano Ronaldo, lors de la 4e journée de la Saudi Pro League (0-2). Un premier revers cette saison en championnat qui aura donc été fatal à Laurent Blanc.
Rapidement, la nouvelle a fait le tour du monde en étant massivement relayée sur les réseaux sociaux, et plusieurs rumeurs ont commencé à émerger afin d'identifier le remplaçant de l’ancien entraîneur du PSG. Parmi les principaux candidats, le nom de Jürgen Klopp est vite sorti, à l’instar de Xavi, Unai Emery, Luciano Spalletti et Sérgio Conceição. Ancien coach emblématique du Borussia Dortmund ou de Liverpool, l’Allemand serait en effet dans la short-list de la direction pour prendre les rênes d’Al-Ittihad. Une rumeur visiblement non fondée si l’on en croit les récentes déclarations de l’ancien entraîneur de Mayence. Lors d’un entretien accordé cette semaine à The Athletic, l’homme de 58 ans, assez bavard depuis son éloignement des terrains, a confié qu’il ne se voyait pas reprendre du service.
“Je ne veux plus travailler comme entraîneur”
En effet, intronisé directeur mondial du football de Red Bull, Jürgen Klopp a laissé derrière lui son ancienne vie de manager pour se consacrer à un projet moins prenant au quotidien et plus global. “Je ne veux plus travailler comme entraîneur. C’est ce que je pense, mais on ne sait pas. J’ai 58 ans. Si je recommence à 65 ans, tout le monde dira : ‘Tu as dit que tu ne le referais plus jamais ! Euh, désolé, je pensais à 100 pour cent (quand je l’ai dit) ! C’est ce que je pense maintenant. Rien ne me manque”, clame haut et fort l’Allemand, qui profite de sa liberté pour vaquer à des occupations qu’il n’avait jamais pris le temps de faire dans son ancienne vie. “Ainsi, en près de 25 ans, je suis allé deux fois à un mariage : le mien, et l’autre il y a deux mois. En 25 ans, je suis allé quatre fois au cinéma, toutes ces huit dernières semaines. C’est agréable de pouvoir le faire maintenant”, se félicite-t-il.
Et s’il y a bien un aspect du métier qui ne lui manque pas, c’est celui des déplacements. “J’ai voyagé dans tellement de pays différents en tant qu’entraîneur, et je n’ai rien vu d’eux ; juste l’hôtel, le stade ou le terrain d’entraînement. Rien d’autre. Ça ne me manquait pas, mais maintenant, ça me manquerait ?”, poursuit celui qui n’est pas connu pour avoir sa langue dans sa poche. Preuve que l’ex-coach du BVB ne pense pas à revenir sur le devant de la scène, il s’est légèrement détaché du monde du football, visionnant moins les rencontres de ses anciennes formations. “J’ai regardé quelques matches. Mais je ne suis pas en mode ‘ah, c’est samedi’. Je ne savais pas quand les matches commençaient. J’étais juste dehors. Je faisais du sport. Nous avons profité de la vie, passé du temps avec les petits-enfants, des choses tout à fait normales, sachant que je travaillerai à nouveau. Mais je sais aussi que je ne veux plus travailler en tant qu’entraîneur. J’ai le choix désormais. Je peux partir en vacances. Et c’est moi qui décide quand. Bon, c’est Ulla (sa femme, ndlr) qui décide quand. Mais ce n’est pas la Premier League ou la Bundesliga qui décide”, conclut-il. Le message est passé. Pour revoir Jürgen Klopp sur un banc de touche, il va donc falloir se montrer patient.










