Pourquoi Bordeaux n’a pas le droit à l’erreur

Bordeaux

« C’est la confrontation la plus importante de la saison pour le club.» Avant d’affronter le Kairat Almaty, Willy Sagnol, le coach de Bordeaux, a bien choisi ses mots. Ce premier rendez-vous important de la saison face à une formation kazakh inconnue n’est pas à prendre à la légère. L’ancien latéral droit de l’équipe de France le sait et n’a pas manqué de le rappeler en conférence de presse. A la veille de cette double confrontation, l’heure est à la concentration dans les rangs bordelais. D’autant plus que le début poussif du club en Ligue 1 - une défaite face à Reims et un nul contre Saint-Etienne - n’a pas aidé à la préparation. De ce barrage de Ligue Europa dépendra très certainement le reste de la saison… 

 

 

Donner une bonne dynamique

Les barrages des compétitions européennes marquent souvent le début de la saison pour les équipes françaises engagées. Il est donc primordial de réussir ce départ pour donner le bon tempo. Et même si un faux-pas n'est pas forcément synonyme de saison ratée - Lyon par exemple la saison dernière - il est quand même conseillé de réussir cette étape. Ce qui est d’autant plus vrai en Ligue Europa, en raison des équipes exotiques souvent présentes à ce stade de la compétition. Les supporters bordelais apprécieront également de meubler leurs jeudis soirs en regardant jouer leur équipe aux quatre coins de l’Europe. Histoire d’épicer un peu plus la saison.

Le Mercato en dépend

Ce rendez-vous très important déterminera l’effectif définitif des Girondins de Bordeaux pour le reste de la saison. Le visage de l’équipe ne sera pas le même en fonction de l’avenir européen du club. En d’autres termes, les Bordelais ont tout intérêt à se qualifier s’ils veulent se renforcer. Les actionnaires du club refusent pour le moment de prendre des risques sur le marché du transfert avant de savoir si le club au scapulaire disputera ou non la Ligue Europa. Ainsi, plusieurs dossiers sont en stand-by depuis quelques semaines. Les blessures de Grégory Sertic et le départ de Mariano au FC Séville n’ont en plus pas arrangé les choses. Bordeaux n’a donc pas le choix et si le club veut essayer de réussir un ou deux bons coups avant la fin août, il faudra absolument franchir l’obstacle kazakh.

Le nouveau Stade en a besoin

Avec son nouveau stade, Bordeaux est entré dans une nouvelle ère. Celle du succès et de la réussite. Et pour cela, le nouvel écrin des Girondins a besoin de vivre de folles aventures européennes pour forger sa réputation. Même si la réception du modeste Kairat Almaty ne restera pas dans les annales, ce barrage pourrait bien déboucher plus tard dans la saison sur des soirées enivrantes. Aux Bordelais donc de faire le nécessaire…


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