Ligue Europa : Villarreal, enfin la bonne ?

JOSE JORDAN / AFP

C’était il y a 15 ans. Pour sa première participation à la Ligue des Champions, Villarreal avait surpris l’Europe du football en atteignant les demi-finales, ne cédant que face à Arsenal lors d’une double confrontation très serrée. Après une défaite 1-0 à Highbury, le sous-marin jaune n’avait pu faire mieux que match nul au retour (0-0), Jens Lehmann évitant la prolongation en détournant un penalty de Juan Roman Riquelme à la dernière minute.



Un club anglais que Villarreal retrouve donc aujourd’hui pour sa cinquième demi-finale européenne, mais cette fois en Ligue Europa, où il a perdu ses trois autres : contre Valence en 2004, quand elle s’appelait encore coupe de l’UEFA, puis face à Porto (2011) et Liverpool (2016). Heureusement pour la formation espagnole, son entraîneur Unai Emery est un véritable spécialiste de la compétition, qu’il a remporté à trois reprises avec Séville.

 

Moreno à la relance ?


Et s’il s’exprime rarement sur les arbitres, sauf celui de la remonta du Barça contre le PSG, le technicien basque n’a pas digéré le penalty qui a permis aux Gunners de réduire l’écart lors de la victoire du match aller (2-1), suite à une faute inexistante sur Bukayo Saka. "Le pénalty n'en est pas un, c'est une décision erronée importante", s’est ainsi plaint Emery après ses retrouvailles avec son ancien club. Un but qui change tout avant le retour de jeudi soir à l’Emirates Stadium, où une victoire 1-0 des Londoniens suffirait à les qualifier.

Les joueurs de Villarreal peuvent d’autant plus s’en vouloir qu’ils menaient déjà 2-0 à la demi-heure de jeu, et qu’ils auraient pu infliger aux hommes de Mikel Arteta un revers bien plus conséquent. L’attaquant international espagnol Gerard Moreno, qui réalise la meilleure année de sa carrière (20 buts en Liga, 6 en Ligue Europa), a d’ailleurs beaucoup raté, et devra rectifier le tir à Londres, après quatre matchs consécutifs sans marquer, une première cette saison. Le suspense reste donc entier pour ce deuxième acte que manquera Etienne Capoue, expulsé à l’aller, tout comme Ceballos côté londonien.

 


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