Ligue Europa : Valérien Ismaël et ses "inconnus" à l’assaut de MU

Reuters
Si le championnat autrichien fait moins parler de lui depuis le départ d’Erling Haaland, le prodige norvégien qui a quitté Salzbourg pour le Borussia Dortmund lors du mercato hivernal, son leader ne va pas s’en plaindre. Car le LASK (Linzer Athletik-Sport-Klub), qui possède quatre points d’avance sur l’ex-club de l’attaquant du BVB en tête du classement, compte bien sur l’effet de surprise pour venir à bout de Manchester United en huitièmes de finale de la Ligue Europa.

C’est en tout cas ce qu’espère son entraîneur français, Valérien Ismaël : "C’est un vrai challenge de jouer contre l’un des plus grands clubs du monde. United a une superbe équipe, avec, à chaque position, deux, trois ou quatre joueurs de très haut niveau. Et puis ils sont très forts, techniquement et physiquement. Mais ce qui pourrait peut-être nous avantager, c’est qu’ils nous sous-estiment. Notamment parce que nos fans ne sont pas là, et qu’ils ne nous connaissent pas. Ça peut nous aider."
 

Menacé en Grèce


Un huis clos, décrété en raison de l’épidémie de coronavirus, dont le club autrichien se serait évidemment bien passé. "C’est le match du siècle pour nous, mais on doit le jouer sans notre famille et nos amis", déplore l’ancien défenseur, arrivé l’été dernier à Linz après plusieurs expériences difficiles. Rapidement remercié à Nuremberg puis à Wolfsburg, il pensait rebondir en Grèce en 2018. Mais il ne sera resté qu’un seul match à l'Apollon Smyrnis, après avoir été "menacé" par son président, qui voulait "influencer le onze de départ et les remplacements pendant le match", comme il l’avait confié sur Twitter.

Mais il revit donc en Autriche, avec un club leader du championnat, et qui a fini en tête de son groupe de Ligue Europa, devant des habitués des joutes continentales comme le Sporting Portugal, le PSV Eindhoven et Rosenborg. Et en seizièmes de finale, le LASK a éliminé l'AZ Alkmaar (1-1, 2-0), grâce à trois buts signés Marko Raguz. L’un des "inconnus" dont les hommes d’Ole Gunnar Solskjaer vont devoir se méfier…