Ligue Europa : Marseille et Rennes se contentent du nul

Panoramic

Si l'OM de Jorge Sampaoli surfe sur une vague d'enthousiasme depuis le début de saison, cette première sortie européenne dans le froid de Moscou avait tout d'un traquenard. Sans tomber les deux pieds dedans, Marseille n'est pas non plus parvenu à s'en extirper totalement. Le club phocéen réussissait le coup parfait à quelques minutes de la fin, avant de concéder une égalisation frustrante sur le fil.

Globalement, ce résultat découle aussi d'une certaine logique, tant cette rencontre a été verrouillée. L'OM a tenu le ballon dans des proportions notables, mais les Marseillais ne l'ont pas toujours bien utilisé. Il a manqué une étincelle, de la précision dans la dernière passe, et un zeste de chance pour passer une soirée plus tranquille.

 

Un OM à deux visages


Le premier acte a d'ailleurs vu le Lokomotiv se procurer la première opportunité réelle sur une tentative vicieuse Fedor Smolov à la demi-heure de jeu (31eme). Au retour des vestiaires, Marseille a passé la vitesse supérieure sous l'impulsion de son joueur le plus percutant du jour, Cengiz Ünder. Le jeune ailier international turc s'est presque occupé de tout en obtenant un penalty qu'il a transformé avec autorité pour permettre à l'OM de passer devant (0-1, 58eme).

Une situation idéale pour les hommes de Sampaoli, qui allaient en plus évoluer en supériorité numérique après l'expulsion de Tiknizyan sur l'action en question. Mais inexplicablement, les Marseillais se sont pris les pieds dans le tapis dans la dernière demi-heure, avant de craquer au finish. Faustino Anjorin a permis au Lokomotiv d'arracher un point sur un tir splendide après un bel enchaînement technique (1-1, 89eme). Le score n'a plus évolué. Marseille paie encore pour apprendre.

 

 

Il flottait un air de Ligue des Champions dans l'antre du Roazhon Park, pour les débuts du Stade Rennais dans la toute nouvelle Ligue Europa Conférence. Opposée à Tottenham, l'équipe de Bruno Génésio a montré un visage conquérant dans ce choc, qu'elle aurait même pu remporter sur le fil.

L'affaire était pourtant mal partie après l'ouverture du score rapide des Spurs. Sur l'un de ses premiers changements de rythme, le club londonien a trouvé l'ouverture grâce à un ancien visage de Ligue 1, l'ex-Parisien Lucas Moura, dont le centre au cordeau a été dévié dans ses propres buts par Badé (0-1, 11eme).

 

Rennes n'a pas à rougir


Un nouveau match a alors débuté, et Rennes a commencé à se lâcher. Symbole de cet élan, Flavien Tait a remis les deux équipes à égalité au terme d'une action splendide. L'ancien Angevin a amorcé un mouvement plein axe avant de s'appuyer sur Guirassy, puis de déclencher un tir imparable (1-1, 22eme). Malgré une alerte de la superstar Harry Kane avant la pause, Rennes faisait le job. Le second acte a été intense et disputé. Avec un bon quadrillage du terrain, la bande à Génésio a su fermer les vannes pour résister aux Spurs. Höjbjerg a été l'un des seuls à faire passer un frisson dans la défense rennaise (71eme).

Et dans la foulée de cette action, c'est le club breton qui a repris l'avantage sur un but opportuniste de Laborde, après un ballon relâché par Gollini (2-1, 72eme). Rennes était alors tout proche d'un exploit retentissant, mais les Rouge-et-Noir ont finalement concédé l'égalisation par l'intenable Höjbjerg, cette fois-ci buteur, lui aussi sur un second ballon (2-2, 76eme). Rennes n'a pas à rougir au terme de cette belle bataille.


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