Ligue Europa : Lille impuissant face à l'Ajax Amsterdam

Panoramic

La marche était trop haute. Le constat, criant à l’aller, s’est vérifié lors de cette seconde manche disputée dans l’antre de la Johan Cruyff Arena. Le LOSC est tout simplement tombé sur une formation plus huilée, plus expérimentée et plus créative. Mais il aura eu le mérite de rendre une seconde copie un peu plus encourageante que la première.

Cette fois-ci, Lille s’est lâché

L’entame de match a d’ailleurs illustré les bonnes intentions lilloises. Plus entreprenants sur le plan offensif, les hommes de Christophe Galtier ont tenté de faire reculer l’Ajax d’entrée de jeu, à l’image de Renato Sanches, auteur d’une frappe audacieuse à mi-distance (13e). Mais l’Ajax a frappé sur sa première situation – et sur coup de pied arrêté, en plus, histoire d’accentuer le sentiment de frustration. Klaasen, clinique, était bien placé pour reprendre un coup-franc bien botté par Tadic (1-0, 15e).

La réaction lilloise ne s’est pas faite attendre et c’est un gamin, Timothy Weah, qui a pris ses responsabilités en déclenchant une merveille de frappe qui a rasé le montant (19e). A force de s’exposer, le LOSC a aussi permis à l’Ajax de trouver un seconde souffle. Les locaux se sont offerts un vrai temps fort en fin de première période, sans parvenir à doubler la mise face à un Maignan décisif (25e, 29e).

L’Ajax fait tomber Lille métier

Au retour des vestiaires, le LOSC a jeté toutes ses forces dans la bataille. Weah, encore (54e), Renato Sanches (60e) ou Yazici (64e) ont tous eu l’occasion de relancer l’espoir, sans réussite. L’Ajax a repris le dessus sur une nouvelle séquence de pressing, mais les Dogues ont refait surface grâce à David, qui a obtenu un penalty que Yazici a transformé avec autorité (1-1, 78e). A un petit but d’une prolongation, tout était possible… Mais le LOSC a craqué. Neres a éteint le suspense d’un coup de tête victorieux à la réception d’un centre de l’intenable Tadic (2-1, 88e). Installé dans son fauteuil de leader, Lille n’a plus qu’à se concentrer sur les joutes du championnat. Un mal pour un bien, peut-être…


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