Ligue des Champions : Phil Foden, graine de champion

Reuters

Son crochet pied gauche est aussi court que sa coupe de cheveux. Sur le terrain, Phil Foden est une anguille. Un milieu offensif repositionné dans ce rôle si singulier de faux numéro 9, conçu sur-mesure par Pep Guardiola pour Lionel Messi à l’époque où les deux hommes faisaient les beaux jours du FC Barcelone. A Manchester City, c’est à Foden que ce costume est désormais dévolu. Avec un succès certain.

Celui qui porte dans le dos le numéro 47 en hommage à son grand-père Ronnie, décédé à l’âge de 47 ans (c’est aussi le prénom de son fils), est aujourd’hui l’un des symboles des Citizens. Né à Stockport, dans la banlieue sud de Manchester et formé à l’académie mancunienne, Phil Foden est un garçon du cru. Un « pur produit » du club (l’expression n’est ici pas galvaudée) qui, année après année, voit son influence grandir en même temps que son temps de jeu augmente.

La confiance de Guardiola dans les grands rendez-vous

Cette saison, le joueur de 21 ans confirme qu’il est un pion indispensable sur l’échiquier mis en place par Pep Guardiola. Malgré une blessure au pied, subie à la fin du dernier Euro avec les Three Lions, qui lui a fait manquer les quatre premiers matchs de Premier League de son équipe, la pépite anglaise compile 10 buts et 8 passes décisives toutes compétitions confondues (dont 7 en championnat) et surtout des titularisations dans tous les grandes confrontations des Sky Blues, face à Chelsea, Liverpool ou Manchester United. Buteur à l’aller contre le Sporting (0-5), Phil Foden pourrait démarrer sur le banc ce soir (21h - beIN SPORTS 1), comme la majeure partie des habituels titulaires offensifs des Citizens (Kevin De Bruyne, Riyad Mahrez, Bernardo Silva).

Un repos bien mérité avant les futures échéances XXL qui attendent les Mancuniens, sur la scène européenne comme sur la scène nationale (Liverpool le 10 avril). Hasard du calendrier, la finale de la Ligue des Champions, prévue au Stade de France, aura lieu cette année le jour de son anniversaire (28 mai). Un signe du destin ?

Le résumé du match aller Sporting - Man City


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