Ligue des Champions : Paris pourra-t-il tenir au retour?

Christof STACHE / AFP

Après 33 rencontres consécutives sans défaite à domicile toutes compétitions confondues, le Bayern Munich a fini par tomber mercredi soir à l’Allianz Arena, où le PSG s’est imposé 3-2 en quart de finale aller de la Ligue des champions. Des Parisiens qui ont rapidement ouvert le score grâce à Kylian Mbappé (3e), avant de doubler la mise par Marquinhos (28e), sur une nouvelle passe décisive de Neymar. Et si les Bavarois sont logiquement revenus au score, avec des buts de l’ancien Parisien Eric Maxim Choupo-Moting (37e) et de Thomas Müller (60e), Mbappé a joliment offert la victoire aux joueurs de la capitale (68e).

Mais ce succès ne doit pas faire oublier à quel point le PSG a souffert en Bavière, subissant 31 tirs (contre 6), ainsi qu’un nombre impressionnant de corners (15 à 1). D’après Opta, c’est même la première équipe à s’imposer sans prolongation en ayant concédé autant de tirs depuis la victoire 4-1 Arsenal sur la pelouse de Galatasaray en phase de poules, lors de l’édition 2013-2014. Ce qui n’est pas forcément un exemple à suivre, les Gunners ayant ensuite été éliminés dès les huitièmes de finale par l’AS Monaco.

 

Au tour précédent, les hommes de Mauricio Pochettino avaient déjà concédé de nombreux tirs (21 à 7) face au Barça lors du match retour au Parc des Princes, où ils avaient été bien heureux de s’en sortir avec un match nul (1-1). Les Barcelonais pensaient qu’ils méritaient mieux, comme les Munichois. A l’image de Müller, qui a ensuite expliqué sur la Sky que "si le Bayern l’avait emporté 5-3 ou 6-3, il n’y aurait rien eu à y redire." Si le PSG a donc une nouvelle fois tenu, il concède clairement trop d’occasions. Et pas qu’en Ligue des champions.

En février, ce sont notamment les mal classés nîmois, pourtant battus 3-0, qui avaient pu tirer 19 fois au but lors de leur déplacement à Paris. Une tendance à vite corriger, car Keylor Navas, encore impérial et auteur de dix arrêts à Munich, ne pourra pas toujours sauver les meubles. Les retours de Leandro Paredes et ceux, possibles, d’Alessandro Florenzi et surtout de Marco Verratti, vont offrir à Pochettino plus de solutions, même si la présence de Marquinhos, touché aux adducteurs et sorti dès la demi-heure de jeu, est plus qu’incertaine. Le PSG devra donc probablement faire le dos rond, mais il a prouvé, avec son impressionnante force de frappe offensive, qu’il pouvait aussi faire preuve de beaucoup de réalisme. Ce qui pourrait encore servir lors du retour la semaine prochaine…

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