Ligue des Champions : Les demi-finales sont peu menacées selon Ceferin


Opposée aux douze clubs dissidents à l'origine de la Super Ligue, l'UEFA a pris la parole mercredi soir, par le biais de son président, Aleksander Ceferin. Alors que le projet de cette révolution tourne au fiasco et qu'à l'heure actuelle, seuls le Real Madrid et le FC Barcelone n'ont pas encore officialisé un retrait, Ceferin a évoqué les demi-finales de l'édition actuelle de la Ligue des Champions. Prévues la semaine prochaine pour les matchs aller, elles devraient bien voir le Real Madrid affronter Chelsea (mardi 27) et le PSG défier Manchester City (le mercredi 28).

"Il y a relativement peu de chances que les matches n'aient pas lieu, mais dans le futur, ce sera différent. La clé, c'est que la saison a déjà commencé. Si nous annulons les rencontres, les chaînes de télévision vont réclamer des dédommagements", a indiqué le dirigeant à Pop TV. Toutefois, il a également prévenu par une menace la tentative de sécession des 12 clubs afin de former la Super Ligue : "Les portes de l'UEFA sont ouvertes, mais en même temps, chacun devra subir les conséquences de ses actes", précisant au sujet des six club anglais, "nous prendrons en considération le fait qu’ils ont reconnu leur erreur."

Laporta juge la Super Ligue comme "une nécessité"


Par ailleurs, il a exprimé une certaine clémence à l'égard du président du FC Barcelone, Joan Laporta, élu en mars dernier à la tête du club catalan. "Je lui ai parlé deux ou trois fois. Il était sous pression en raison de la situation financière dans laquelle se trouvait le club de football, et il en a hérité. Ce n'était pas sa faute si la situation était telle. Il était donc manifestement soumis à une forte pression, mais en même temps, en négociateur avisé, il a gardé une porte de sortie", a glissé Ceferin.


Au micro de TV3, le président du Barça, silencieux jusqu'alors, a pris la parole sur le thème de la Super Ligue, ce jeudi. "Nous sommes dans une situation de prudence. La Super Ligue est une nécessité, mais ce sont les socios qui auront le dernier mot. La Super Ligue doit être une compétition attractive, basée sur les mérites sportifs", a-t-il assuré. Puis de se montrer plutôt convaincu sur la suite des événements : "Nous sommes les défenseurs des championnats nationaux et nous sommes ouverts à un dialogue ouvert avec l’UEFA. (...) Je crois qu’il y aura un accord. (...) Il y a eu des pressions sur certains clubs, mais le projet existe toujours."

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