Ligue des Champions - Le Real tourne la page Mbappé en pensant à Liverpool

Reuters

Au fil d'une journée ouverte à la presse au centre d'entraînement de Valdebebas, en périphérie de la capitale espagnole, la "Maison blanche" a tenté d'évacuer le long feuilleton Mbappé pour se reconcentrer sur cet immense défi: la conquête d'une possible "Decimocuarta", 14e C1 de la riche histoire merengue. "Maintenant, il est assez évident qu'on a autre chose à penser: on doit bien préparer notre finale", a dédramatisé Ancelotti en conférence de presse. "On a recommencé à travailler tous ensemble hier (lundi). La motivation est grande, l'enthousiasme aussi. On va jouer le match le plus important du football mondial. L'équipe est joyeuse, tranquille. Et on savoure, aussi, parce qu'il faut savourer ces moments-là. Le stress arrivera à mesure qu'on approchera du match", a souligné le technicien italien.

Fer de lance offensif du Real (44 buts en 45 matches cette saison), Karim Benzema s'imaginait volontiers partager l'affiche avec Mbappé sous le maillot blanc la saison prochaine, comme il le fait déjà en équipe de France. Ce ne sera pas le cas, mais l'avant-centre des Bleus a minimisé le sujet mardi. "On va jouer une finale samedi, ce n'est pas le moment de parler de ces petites choses. Je ne suis pas fâché, je suis juste concentré sur la finale de Ligue des champions, c'est plus important", a lâché l'attaquant international français. Idem pour Thibaut Courtois, qui a glissé qu'"il n'y a pas de meilleur sentiment que de jouer une finale avec le Real Madrid, et on n'est concentré que sur cela". 

"On aurait aimé l'avoir"

"On souhaite le meilleur (à Mbappé) dans sa vie, sauf contre le Real", a plaisanté Casemiro. Et même si "Kyky" leur a fait faux bon, les Madrilènes assurent avoir des raisons d'y croire samedi et de briller à l'avenir, à l'image du jeune ailier Rodrygo. "Bien sûr que Mbappé est un grand joueur. On aurait aimé l'avoir ici. Mais il n'est pas là, donc on ne peut pas parler de lui, on doit faire avec ce qu'on a déjà. +Vini+, moi et les autres, on doit continuer à travailler. On est ici pour donner le meilleur de nous-mêmes, on est jeunes et on progresse chaque jour", a affirmé l'attaquant brésilien. Ces propos résument peut-être la politique des dirigeants madrilènes: après la désillusion Mbappé, pas sûr que le Real se précipite pour recruter un autre attaquant "galactique", selon la presse, ce qui pourrait faire les affaires des prometteurs joueurs maison.

Pas d'"obsession", mais de la "motivation"

"Le talent t'aide à gagner, certes. Mais le football se joue aussi avec des footballeurs qui ont moins de qualités. Et il y a aussi l'engagement, la motivation, l'aspect physique, mental... Il y a plein de choses", a fait valoir Ancelotti. En cas de victoire samedi, le sorcier italien pourrait devenir le premier entraîneur de l'histoire une quatrième Coupe aux grandes oreilles. "Pour la finale de 2014 (la Décima, lors du premier passage d'Ancelotti sur le banc madrilène, NDLR), il y avait beaucoup plus de pression, le Real n'avait plus remporté la Ligue des champions depuis longtemps (2002)... On était obsédé par ça. Là, il y a de la motivation, mais plus d'obsession. Et moins de pression. Et cela peut nous aider".D'autant que le Real a prouvé sa force mentale au fil des tours, en éliminant le PSG en huitièmes, Chelsea en quarts et Manchester City en demi-finales. "On a signé un parcours incroyable, avec des matches historiques au Bernabeu contre Paris, Chelsea et City, donc il faut à tout prix gagner samedi. Sinon, toutes ces +remontadas+ ne resteront que des anecdotes", a conclu Courtois.


>