Ligue des Champions : La bonne affaire du Real



Cela sonnait comme une évidence : cet Inter-Real avait l'allure d'une finale du groupe. C'est ce que l'on imaginait, en tout cas, au moment de tirage au sort de cette phrase de poules. Ce dont on ne se doutait pas, en revanche, c'est que la finale en question serait un match de la peur. Dans cette rencontre où il y avait beaucoup à gagner et encore plus à perdre, c'est bien le Real Madrid qui a eu le dernier mot. Au métier.

L'Inter s'est tiré une balle dans le pied


Le onze de départ de la Maison Blanche ne payait pas de mine, avec Mariano Diaz et Lucas Vazquez incorporés dans la ligne d'attaque aux côtés d'Eden Hazard. Mais la patience aura été la grande vertu des Merengue. L'équipe de Zidane a appliqué une bonne vieille méthode pour parvenir à ses fins : exploiter la moindre erreur de l'adversaire. Bien que l'Inter n'ait pas le profil de l'emploi, la bande à Conte s'est bien tirée une balle dans le pied.

Dès l'entame de match, Barella a provoqué un penalty pour une faute sur Lucas Vazquez. Eden Hazard n'a pas tremblé pour prendre ses responsabilités et placer le Real sur les bons rails (0-1, 6e). Le Real pouvait voir venir. D'autant que dans leur acte en deux temps, les Intéristes ont continué à s'enfoncer avec l'expulsion d'Arturo Vidal pour un coup de sang auprès de l'arbitre (36e). Le Real était donc dans un fauteuil sans avoir forcé son talent.

Un Real enfin efficace


Les champions d'Espagne se sont alors attelés à gérer cet avantage avec une prise de risque minimale après le repos. Mieux, le Real a su frapper au bon moment sur l'une de ses rares opportunités pour faire le break, Rodrygo reprenant victorieusement un service de Vazquez (0-2, 59e). Malgré une tentative de révolte timorée de l'Inter en fin de match, la note était réglée depuis un moment.

Grâce à ce succès, le Real Madrid se replace juste derrière le Borussia Mönchengladbach, qui n'a fait qu'une bouchée du Shakhtar Donetsk (4-0). L'Inter peut presque faire une croix sur la qualification.