Feux au vert pour les Bleus, malgré l'alerte rouge Benzema

Reuters

Didier Deschamps a aligné son équipe-type, à une exception près (Corentin Tolisso titulaire en l'absence de N'Golo Kanté puis d'Adrien Rabiot), pour les rencontres de préparation face à des Gallois rapidement réduits à dix (3-0), puis des Bulgares (3-0) au pedigree bien éloigné des champions du monde. Le 15 juin contre l'Allemagne en début d'Euro, "le niveau sera encore plus haut, mais dans les attitudes on est dans le vrai. Cela ne donne pas de garanties mais on a conscience d'avoir beaucoup de forces, de qualités", résume le sélectionneur. La faible adversité oblige à nuancer le bilan, mais "on pourra s'appuyer sur un socle défensif bien en place", promet le gardien Hugo Lloris. Ses défenseurs axiaux Raphaël Varane et Presnel Kimpembe ont montré de l'assurance, Benjamin Pavard a été sobre et peu pris à défaut à droite tandis qu'à gauche, Lucas Hernandez s'est montré accrocheur et bien en jambes, malgré un pépin physique la semaine derrière.

Au milieu, Kanté a rejoué mardi, Paul Pogba a remis ses habits de champion du monde et Tolisso a assuré comme titulaire. En attaque, le danger peut venir de partout avec l'omniprésent Antoine Griezmann à la baguette d'un redoutable triangle formé avec Kylian Mbappé et Benzema. La force de frappe des Bleus s'est prolongée jusqu'au banc de touche, avec des entrants au niveau.  A Nice contre les Gallois, Ousmane Dembélé a fait parler la poudre avec en prime le troisième but à son actif, Kingsley Coman a percuté comme à son habitude et Lucas Digne a montré qu'il faisait jeu égal avec le titulaire Hernandez, ce qu'il a encore démontré face aux Bulgares. A Saint-Denis, les Bleus ont retrouvé du tonus avec les entrées de Dembélé, Thomas Lemar et Wissam Ben Yedder, passeur décisif sur le troisième but signé Olivier Giroud. Ce dernier a réussi un improbable doublé après avoir remplacé Benzema avant la pause.

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"On aura besoin de toutes nos forces, historiquement ça n'a pas toujours été le cas. C'est jamais évident de rentrer en cours de match mais des joueurs offensifs, on attend qu'ils fassent la différence. C'était le cas à Nice, c'est le cas aujourd'hui (mardi). Il y a une émulation en interne aussi, faisons en sorte que ça se poursuive", a applaudi Deschamps. La France n'a jusqu'à présent pas connu les mêmes désagréments que la Suède et l'Espagne, dont au moins deux joueurs ont été contaminés par le Covid-19 durant la préparation. Et sur le plan physique, les Bleus ne semblent pas tirer la langue malgré une saison harassante pour certains. "La dernière semaine (de préparation) sera la semaine d'affûtage, il y aura une charge encore quantifiée pour que le groupe soit prêt pour le 15", selon le sélectionneur.

Arrivé blessé il y a deux semaines, Lemar est remis sur pied. Kanté, diminué par un petit souci gastrique la semaine dernière, est également apte comme Hernandez, malgré un coup reçu à un genou face aux Gallois. Seuls Kingsley Coman (alerte musculaire) et Adrien Rabiot (cheville) étaient indisponibles mardi contre la Bulgarie. Depuis sa réintégration surprise chez les Bleus, Benzema montre un visage souriant et apaisé ainsi qu'une complicité de chaque instant sur le terrain avec ses compères d'attaque, une image qui tranche avec celle laissée par le buteur du Real Madrid dans le passé.  Mais la blessure survenue face aux Bulgares a gâché ce retour parfait.

"Il a pris un coup, une béquille" au-dessus du genou droit, a décrit Deschamps après le match, se voulant toutefois rassurant après la sortie du joueur, grimaçant et boitant au moment de s'assoir en tribune. "Ça ira mieux de jour en jour, je n'ai pas de souci particulier". Mercredi après-midi, citant l'entourage du joueur, RMC Sport a affirmé que le Madrilène pourrait "reprendre le chemin de l'entraînement d'ici 48 à 72 heures maximum", expliquant que le muscle touché avait "dégonflé" et que la douleur était moins vive.

                


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