Montpellier : Après le changement d'avis de Wardi, Saint-André règle ses comptes

C’est un changement de trajectoire qui fait jaser. Formé à Montpellier avant de se révéler à Béziers puis de rejoindre La Rochelle à l’été 2019, Reda Wardi s’est rapproché d’un retour dans l’Hérault. En octobre dernier, un accord avait été trouvé entre l’encadrement du joueur et les dirigeants montpelliérains alors que son contrat avec le Stade Rochelais arrive à échéance en juin prochain. Or, selon une information publiée ce lundi par RMC Sport, le pilier de 26 ans va finalement prolonger son bail avec les Maritimes, avec une mise en concurrence avec Thierry Païva la saison prochaine. Une décision qui n’est clairement pas du goût de Philippe Saint-André, qui s’est exprimé dans les colonnes du quotidien régional Midi Libre avec la volonté de « clarifier les choses ». Tout d’abord, le manager du MHR confirme que c’est Reda Wardi qui a pris contact avec le club héraultais via son agent, envisageant un retour chez les Cistes « pour être proche de sa maman qui travaille juste à côté du club, pour jouer dans son club formateur et parce que le projet l’intéressait ».


Saint-André : « On ne fera pas de cadeaux »


Des discussions qui ont alors abouti sur une proposition de contrat de trois ans acceptée par le pilier gauche. Mais, au-delà du fait que Reda Wardi ait fait volte-face concernant son départ de La Rochelle pour Montpellier, c’est l’absence de communication venant du joueur, actuellement en rééducation dans l’Hérault, qui pose problème à « PSA ». « Ce monsieur n’a pas eu la décence d’appeler le président ou moi. Seulement un SMS de l’agent. Il a finalement décidé de changer d’avis, regrette l’ancien sélectionneur du XV de France. Ça veut dire que des clubs font des offres plus importantes que nous. Moi, je n’ai pas besoin de girouette dans mon effectif. J’ai besoin de mecs qui croient au projet et qui n’ont qu’une parole. » Pour Philippe Saint-André, « le dossier est clos » mais le technicien prévient que, du côté de Montpellier, « on ne fera pas de cadeaux ». Tout indique que, dans l’état-major des Cistes, on gardera une dent contre Reda Wardi et cette affaire pourrait bien ne pas en rester là.

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