Bordeaux-Bègles : Jalibert prolonge jusqu'en 2025


Il a beau faire rêver les plus grands clubs européens, Matthieu Jalibert (22 ans) ailleurs qu'à l'Union Bordeaux-Bègles, ce n'est pas encore pour tout de suite. Ce jeudi, alors que son demi d'ouverture international s'attelle surtout actuellement à préparer du côté de Marcoussis le premier rendez-vous de la tournée d'automne du XV de France, samedi soir au Stade de France contre l'Argentine, l'UBB a annoncé que l'enfant du club le resterait encore un petit moment. Jalibert a en effet prolongé son contrat sous les couleurs girondines jusqu'en 2025. En dépit des nombreuses sollicitations dont il faisait naturellement l'objet étant donné sa progression depuis ses débuts chez les pros (769 points marqués en 73 rencontres, dont 56 comme titulaire) et le brillant numéro dix au pied très aiguisé qu'il est devenu, l'ouvreur des Bleus a ainsi décidé une nouvelle fois de faire le choix de la continuité et de la fidélité. Lié initialement jusqu'en 2023 avec le maillot à damiers, il a donc rempilé pour deux ans et continuera donc d'écrire pendant encore quatre ans (en rugby, il est très rare de quitter un club avant la fin du contrat signé) son histoire avec l'UBB ainsi que celle de Bordeaux-Bègles.

Les clubs du Top 14 se l'arrachent





Auteur d'un excellent début de saison (3 essais, 17 transformations, 16 pénalités à son actif en 8 matchs, dont 7 comme titulaire) sous la coupe de l'entraîneur girondin Christophe Urios (l'UBB est deuxième à trois points de Toulouse après huit journées et n'a perdu qu'un seul match pour le moment), Jalibert plaisait beaucoup notamment à d'autres clubs de Top 14, la plupart concurrents directs de ce club de Bordeaux-Bègles qui doit se frotter les mains après avoir réussi à verrouiller son ouvreur international, déjà incontestable en dépit de son jeune âge. Samedi, face aux Pumas, Fabien Galthié réfléchirait même à décaler Romain Ntamack au centre pour ne pas à avoir à se passer du natif de Saint-Germain-en-Laye à ce poste de numéro dix où il fait des ravages. C'est dire l'ampleur prise par le joueur, aussi fort sur le terrain que bon humainement. En atteste ce choix du coeur dont Jalibert sort grandi. Une fois de plus. Son club n'en demandait pas tant. "L'amour sans fin, c'est ça!", a avoué l'intéressé sur son compte Twitter.

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