Lucas Pouille, le tennisman français qui monte

Panoramic

Si vous ne suivez pas de près le monde de la petite balle jaune, son nom ne vous dira sans doute pas grand-chose. Mais à quelques jours de Roland-Garros, retenez bien le nom de Lucas Pouille car il pourrait bien être la très belle surprise française de la quinzaine parisienne. Portrait de ce jeune français de 22 ans qui n’a pas fini de nous étonner.

Un parcours chez les jeunes sans coup d’éclat

Contrairement à un Richard Gasquet propulsé au rang de future star dès son plus jeune âge, Lucas Pouille n’a jamais été mis sur le devant de la scène étant jeune. Très bon chez les jeunes, il ne faisait cependant pas parti des meilleurs joueurs de sa génération, terminant ses années juniors à la 23ème place mondiale. Il passe professionnel dès 2010 en participant à des tournois Challenger et Future (l’équivalent des 2ème et 3ème divisions en tennis). Le début de sa lente montée vers le Top 100 mondial.

Une progression linéaire et constante

Car c’est bien sur les circuits Challenger et Future (1 victoire) que Lucas Pouille va se faire les armes durant plusieurs années, avec plusieurs bonnes performances à défaut de nombreuses victoires finales. Il termine l’année 2012 au 431ème rang mondial. Invité à partir de 2013 sur des tournois du circuit ATP, Pouille réussit à passer un tour à Roland-Garros cette année là et finit l’année en 204ème position. Sa saison 2014 sera sans grands résultats mais son classement continue de s’améliorer (133ème).

Ce n’est réellement qu’en 2015 que Lucas Pouille commence à faire parler de lui sur le grand circuit. Après avoir atteint les demi-finales à Brisbane en janvier, il ne passe pas loin de l’exploit contre Gaël Monfils au premier tour de l’Open d’Australie (battu en 5 sets après avoir mené 2 sets à 0). Nouvellement conseillé par Yannick Noah, il se fait éliminer au 1er tour de Roland-Garros puis de Wimbledon. Il finit sa saison par une demi-finale à Hambourg et deux quarts de finale en Russie (Saint-Pétersbourg et Moscou) pour achever l’année 2015 à la 78ème place mondiale.

2016, l’année de la révélation

Mais ce n’est que cette année que Lucas Pouille se révèle aux yeux du grand public. Après un premier exploit contre le belge David Goffin à Brisbane, il récidive contre Garcia-Lopez et surtout David Ferrer à Miami pour échouer en huitième de finale face à son compatriote Gilles Simon.

Place au début de la saison sur terre battue avec le Masters de Monte-Carlo où il s’arrête en huitième de finale après avoir battu un certain Richard Gasquet. Il dispute ensuite la première finale de sa jeune carrière à Bucarest, échouant contre l’expérimenté Verdasco. A Madrid, il domine une nouvelle fois Goffin, confirmant sa bonne forme du moment.

Mais que dire du tournoi de Rome la semaine passée ? Éliminé au dernier tour des qualifications, il est repêché en tant que lucky loser en raison du forfait de Tsonga. Après avoir battu Gulbis et Ferrer (de nouveau), il profite du forfait de Juan Monaco pour se qualifier pour sa première demi-finale d’un Masters 1000. Malgré sa défaite contre Andy Murray, futur vainqueur du tournoi (face à Djokovic en finale), Lucas Pouille a montré qu’il faudrait compter sur lui dans les mois et années à venir.

De bon augure avant Roland-Garros où il bénéficiera d’un statut de tête de série du fait de sa nouvelle 31ème place mondiale. A l’heure où le tennis français se cherche un second souffle, Lucas Pouille peut-il représenter le présent avant l’avenir ? Premiers éléments de réponse sur la terre battue parisienne, dont les qualifications débutent aujourd’hui.

@lesportvuparnico