Juventus : Pirlo prend l'eau

Reuters

Roberto Mancini, le sélectionneur de la Squadra Azzurra, tente de dédramatiser la situation autour d'Andrea Pirlo : "Il y a des moments où c'est difficile de transmettre vos idées à vos joueurs. La frustration ne peut pas durer éternellement. Ce n'est pas possible d'avoir que des bons moments dans ce métier. Il est jeune, il débute dans un grand club et ça fait partie du parcours." Sauf que c'est toujours plus facile d'analyser le contexte de manière extérieure. Et c'est toujours moins évident quand le tourbillon vous emporte directement...

Il y a de fortes chances pour que Pirlo devienne le premier entraîneur de la Juventus depuis dix ans à laisser échapper le titre de champion d'Italie, après les trois couronnes d'Antonio Conte, les cinq de Massimiliano Allegri et celle de Maurizio Sarri la saison dernière. Alors qu'il était censé symboliser un nouveau cycle, promu directement aux commandes de l'équipe A sans passer par la case U23 comme c'était initialement prévu, le mythe Pirlo s'effondre. En dix jours, avec l'élimination en Ligue des Champions contre Porto (défaite 2-1 à l'aller au Portugal, victoire 3-2 en prolongation au retour en Italie) puis cette défaite face à Benevento à domicile en Serie A (0-1), les perspectives sont subitement devenues bien mornes pour la Juve.


Un sursis jusqu'à quand ?

Avec en prime le feuilleton Cristiano Ronaldo, qui semblait mécontent de la gestion du temps de jeu effectuée par son coach, celui-ci s'est presque mis dans une position qui l'opposait à sa star portugaise. Le président Andrea Agnelli ne cesse de conforter son jeune entraîneur, même si des tensions lors du match face à Benevento ont été relayées par La Stampa, évoquant des insultes entre les deux hommes dans le vestiaire.

Le directeur sportif Pavel Nedved vient encore d'appuyer la position du club (pour DAZN : "Il restera notre coach, c'est sûr à 100%. Nous avons débuté un nouveau projet avec lui, on savait qu'on pouvait faire face à des difficultés. Il a tout pour devenir un grand entraîneur." Pirlo essaie d'imposer des idées de jeu presque révolutionnaires par rapport aux prédécesseurs, souvent plus basiques. Mais ceux-ci gagnaient, et pas lui. Pour le moment.


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