Le 7 français a vu noir

Reuters

C’était nuit noire pour les équipes de France la nuit dernière à San Francisco. Après le grand bleu d’un samedi presqu’inespéré pour le rugby à 7 tricolore, dont les deux formations engagées dans cette Coupe du monde restaient en lice. Entre des Bleus, qui remplissaient leur contrat en se glissant en quarts de finale – un résultat loin d’être acquis après une 11e place sur le circuit mondial cette saison -, et des Françaises capables de créer un exploit inédit.

Jamais une équipe de France n’avait atteint une finale de Coupe du monde. Les filles de David Courteix l’ont fait, après un parcours parfait qui leur avait permis d’écraser d’entrée le Japon (33-7) puis de dominer le Canada (24-19), face auquel elles étaient tombées au tournoi de Paris le mois dernier. Mais surtout au prix d’une "remontada" superbe en demi-finales aux dépens des Australiennes championnes olympiques et grandissimes favorites de ce choc (19-12).

L'avenir leur appartient

Mais la marche s’est avérée encore trop haute en finale face aux Black Ferns, qui restent plus que jamais un problème insoluble pour ces Bleues, balayées (29-0, mi-temps : 15-0) aussi "Enragées" (leur surnom) soient-elles. Les tenantes du titre, dans le sillage de leur star Portia Woodman, restent intouchables. Mais les coéquipières de Fanny Horta, désormais installées dans le carré des meilleures nations mondiales, prennent date pour l’avenir (*). Cette médaille d’argent avait déjà le don de les combler, en attendant mieux. 

L’avenir de leurs homologues masculins reste plus aléatoire. Mais leur parcours californien est une promesse, à l’image de ce court revers (12-7, mi-temps : 0-7) face aux Néo-Zélandais, également champions du monde en titre, qui étaient menés à la pause après l’essai de Paulin Riva, mais ont fini par imposer leur loi. Comme il y a 5 ans, la Nouvelle-Zélande peut viser un doublé tant chez les hommes que chez les femmes.    

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(*) Anne-Cécile Ciofani et Lina Guerin sont les 2 joueuses françaises à s'inviter dans l'équipe de rêve de cette Coupe du monde 2018. 


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