MU-Milan, même combat ?

Reuters

Qu'il paraît aujourd’hui loin le temps où l’AC Milan et Manchester United régnaient en maîtres sur le football européen… Cette saison, aucun de ces deux géants du continent, qui se sont affrontés cet été dans le cadre de l’International Champions Cup (2-2, 5 t.a.b. à 4 pour MU), ne dispute la Ligue des champions. Et vu comment ils ont débuté cet exercice 2019-2020, les chances de les voir retrouver la prestigieuse compétition européenne la saison prochaine apparaissent plus que minimes.

Même si la situation est un peu moins critique pour les Red Devils, actuels 7es de Premier League à 9 points de la dernière place qualificative et engagés en Ligue Europa, qui offre au vainqueur une place en C1. Ce dont ils avaient profité en la remportant en 2017. Les Rossoneri, exclus de la Ligue Europa pour non-respect des règles du fair-play financier, sont eux déjà en danger en Serie A, où ils occupent une peu glorieuse 14e place, avec seulement 4 points d’avance sur le premier relégable.

La valse des entraîneurs

 

Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Du côté de MU, outre les choix discutables des propriétaires américains, la famille Glazer, c’est vraiment le départ de Sir Alex Ferguson, parti en 2013 d’un banc qu’il occupait depuis 1986, qui a tout déclenché. Et aucun de ses successeurs, que ce soit David Moyes, l’intérimaire Ryan Giggs, Louis van Gaal, José Mourinho ou l’actuel entraîneur Ole Gunnar Solskjaer n’a réussi à replacer au sommet le triple vainqueur de la Ligue des champions, recordman des titres de champion d’Angleterre (20), avec un dernier sacre glané… en 2013, lors de la dernière saison de Ferguson.

En Lombardie, le mal semble encore plus profond. Le désengagement de Silvio Berlusconi, qui avait remporté 29 trophées en 31 ans et emmené tout en haut son club, septuple champion d’Europe et vainqueur du championnat d’Italie à 18 reprises, avant de le vendre à des investisseurs chinois, n’a sans doute pas aidé selon l’intéressé, tout comme les nombreux changements sur le banc. Depuis le départ de Massimiliano Allegri en 2014, les pensionnaires de San Siro ont ainsi connu pas moins de neuf entraîneurs différents, dont déjà deux cette saison ! Une instabilité chronique partagée par ces deux clubs historiques à la recherche de leur gloire d’antan.