Tout bon pour Ntilikina ?

Reuters

Les Knicks n’ont vraisemblablement pas reconnu Frank Ntilikina  lors du choc des quarts de finale entre la France et Team USA. Car si les Etats-Unis ont connu l’un des couacs les plus retentissants de leur histoire récente, c’est en grande partie à cause de l’ancien Strasbourgeois qui, s’il n’a inscrit que 11 points durant la rencontre, a fait basculer le match dans la dernière ligne droite. De quoi forcément marquer les esprits et ce d’autant plus que le jeune meneur tricolore sortait d’une saison pour le moins délicate avec la franchise new-yorkaise. 

Présent au traditionnel media-day, Scott Perry, le manager général des Knicks, n’a pas manqué de saluer le bel été du Français. "Je suis vraiment ravi qu’il ait été aussi performant durant cette Coupe du monde, a-t-il ainsi apprécié dans des propos relayés par ESPN. J’ai vu plusieurs de ses matches et on a pu constater qu’il avait gagné en confiance. C’est très important et on espère que ce sera visible dès le camp d’entraînement. Il est un petit peu plus grand et plus costaud et arrive en confiance."

En concurrence avec Payton et Smith

"Il nous a montré à nous mais aussi à toute la planète basket ce dont il était capable, qu’il pouvait prendre des rebonds, faire des passes", a renchéri le GM new-yorkais, ajoutant: "il s’est remis au travail dès qu’il est revenu ici. Il a travaillé son tir, et il est fort mentalement."

"Je pense que ça va être une belle lutte à trois entre Elfrid (Payton), Dennis (Smith) et Frank…"

Surtout, régulièrement utilisé au poste de deuxième arrière ou d’ailier par David Fizdale la saison dernière, Frank Ntilikina semble avoir convaincu l’entraîneur des Knicks que son avenir était bien à la mène. Même s’il n’est évidemment pas question pour le coach new yorkais d’accorder un blanc-seing à son jeune meneur. "Je pense que ça va être une belle lutte à trois entre Elfrid (Payton), Dennis (Smith) et Frank… Ces gars vont devoir se battre pour le temps de jeu et ce que j’attends, c’est qu’ils accélèrent le rythme, qu’ils nous maintiennent organisés tout en étant agressifs et en se comportant en patron", a-t-il expliqué.  Le Tricolore sait à quoi s’en tenir.