NBA - Philadelphia Sixers : Doc Rivers, le bon choix ?

Reuters

Il n’a pas tardé à rebondir. Cinq jours après l’annonce de son départ des Clippers ("d’un commun accord"), Doc Rivers a été nommé entraîneur des Sixers. Et il ne manque pas d’ambition. "J’adore les éléments qu’il y a ici, et ce avec quoi on va avoir à travailler. Et j’ai hâte de transformer ça en une équipe qui joue le titre", a-t-il notamment confié lors de son intronisation. Reste maintenant à savoir ce que va pouvoir apporter à la franchise de Philadelphie ce coach très respecté, mais qui reste sur une nouvelle désillusion.

Alors que ses Clippers, qui s’étaient considérablement renforcés avec les arrivées de Kawhi Leonard et Paul George, semblaient armés pour jouer le titre et ont même mené 3-1 face aux Nuggets en demi-finale de la conférence Ouest, ils se sont totalement écroulés, malgré 16 points d’avance dans le cinquième match et 19 dans le sixième… Une vilaine habitude pour Rivers. Il est en effet le seul coach de l’histoire à avoir connu un tel scénario à trois reprises : la première fois lorsqu’il était à la tête du Magic en 2003, face aux Pistons, puis sur le banc des Clippers, contre les Rockets en 2015.
 

Pas un grand fan des statistiques avancées


Et a chaque fois, c’était au deuxième tour des play-offs. Dans toute leur histoire, les Clippers n’ont d’ailleurs jamais dépassé les demi-finales de conférence. Les Sixers, eux, ont remporté trois titres de champion, mais n’ont plus atteint les finales de conférence depuis 2001. Avec Brett Brown comme entraîneur, et Jimmy Butler sur le parquet, ils ont bien failli y parvenir l’an dernier. Mais le fameux tir du Raptor d’alors, et futur champion Kawhi Leonard, qui a rebondi quatre fois sur l’arceau au buzzer du septième match avant de rentrer, les en a empêchés.

La franchise de Philadelphie, après avoir aussi pensé à Mike D’Antoni et à Tyronn Lue, qui a succédé à Rivers aux Clippers, ont fait le choix de la raison avec Rivers, un vrai leader charismatique aimé par ses joueurs et qui est aussi un excellent client pour les médias. Sauf qu’il a encore montré ses limites lors de ces play-offs, notamment en termes de réactivité, ce qui fut criant face aux Nuggets. Mais aussi tactiquement, ou en s’entêtant avec certains joueurs, comme Montrezl Harrell, alors que toutes les statistiques avancées, dont il n’est pas un grand fan, disaient que ce n’était pas le bon choix. Va-t-il pouvoir se réinventer, et sublimer une équipe dont la complémentarité de ses quatre joueurs majeurs (Joel Embiid, Ben Simmons, Tobias Harris et Al Horford) est plus que discutable ?
 

Les Clippers renversés par les Nuggets :