NBA - Coach de l’année : L’évidence Nurse

Reuters
La saison dernière, il était devenu un mème vivant. Notamment en raison de son absence de réaction lors de la dernière finale de conférence entre ses Raptors et les Bucks, quand le rappeur Drake, ambassadeur et fan très envahissant de la franchise de Toronto, lui avait massé les épaules en plein match. Mais celui qui a beaucoup bourlingué, notamment en Angleterre et en G-League, avant de remplacer Dwayne Casey sur le banc de l’équipe canadienne en 2018 est bien plus que ça.

Car Nurse a littéralement révolutionné le jeu offensif des Raptors, qui avaient renvoyé Casey après un 0-4 face aux Cavaliers au deuxième tour des playoffs malgré une saison régulière record (59 victoires). Un changement de tête, conjugué à l’arrivée de Kawhi Leonard à la place de DeMar DeRozan, qui a emmené cette jeune franchise au sommet pour la première fois de son histoire en juin dernier, quand "The Klaw" et sa bande ont dominé des Warriors diminués en finale (4-2).

La révélation Siakam


Cette saison, on prédisait le pire à son équipe, qui a perdu Leonard (Clippers) mais aussi son vieux complice Danny Green (Lakers) cet été. Et malgré ces départs, et les nombreuses blessures qui ont frappé une bonne partie de son effectif, les Raptors font mieux que tenir. Bien mieux même. Avant que la saison ne soit interrompue en raison de l’épidémie de coronavirus, ils occupaient ainsi la deuxième place de la conférence Est, avec le troisième bilan de la NBA, excusez du peu (46 victoires et 18 défaites).

Et Nurse n’y est évidemment pas pour rien. Notamment pour avoir donné plus de responsabilités à Fred Van Vleet (17.6 et 6.6 passes de moyenne) et surtout la révélation Pascal Siakam (23.6 points et 7.5 rebonds), qui ne cessent de progresser au sein d’un effectif où 12 joueurs différents ont réussi des matchs à 15 points ou plus depuis le début de saison. Pragmatique, Nurse s’adapte aux circonstances. Et cela réussit plutôt bien à celui qui a officié pour la première fois de sa carrière lors du All-Star Game en février, et qui mériterait donc de remporter le trophée de coach de l'année.