Hakimi de nouveau taulier du PSG face à Séville

"Je suis content pour lui, parce que c’est un jour important dans sa vie, lâchait Zinedine Zidane, le 1er octobre 2017, après la première apparition d’Achraf Hakimi, 18 printemps à l’époque, avec le Real Madrid en Liga. Il a été spectaculaire : il montait, descendait, attaquait, défendait, le tout en restant simple et sérieux." Cinq ans plus tard, le Maroco-Espagnol fait toujours tout ça. Et en mieux. Semblant presque doté du don d’ubiquité, il donne l’impression d’évoluer à trois postes dans son couloir droit : défenseur, milieu et ailier.  Sa prestation face au FC Séville en est une nouvelle démonstration. A tel point qu’Omar Da Fonseca, au commentaire du match sur beIN SPORTS, le voit capable d’atteindre le niveau d’un des meilleurs joueurs de l’histoire à son poste.

"Il peut être le nouveau Cafu"

"Il peut être le nouveau Cafu (142 sélections avec le Brésil, double champion du monde)", s’est enthousiasmé le Franco-Argentin au cours de la rencontre. Certes, il ne s’agissait que d’un match amical. Mais, malgré une préparation tronquée par un isolement forcé suite à un test positif à la COVID-19, Hakimi s’est affirmé comme l’un - si ce n’est le - des hommes forts parisiens lors des dernières joutes amicales. Déjà très en vue face au Mans, puis Orléans dix jours plus tard après son retour de coronavirus, l’ancien Interiste a confirmé sa bonne adaptation à son nouveau club ce mardi soir. Bien que latéral, il a été le principal animateur offensif du Paris-Saint-Germain pendant les 35 premières minutes, avant d’être un peu plus calme pour terminer la première mi-temps.

Omniprésent, il s’est retrouvé face au gardien adverse aux 13e et 14e minutes. A chaque fois sur des services de Draxler. Seuls hics : un contrôle un tantinet trop long l’a empêché de bien pouvoir ajuster sa première tentative stoppée par Bono ; et  sur la seconde sa frappe, trop croisée, a filé en dehors du cadre. En deuxième période, il a repris sur le même rythme. Donnant le la sur son côté, il a glissé un ballon bien senti à Arnaud Kalimuendo en guise de pénultième passe sur l’égalisation des siens signée Mauro Icardi(48e), alors que les Sévillans menaient depuis un penalty de Rakitić, à la 40e minute. Bémol de sa soirée, il a été en partie fautif sur le deuxième but andalou.

 

 


 

 

La rigueur défensive comme interrogation


A la 62e, un poil moins en jambes dix minutes en amont de son remplacement, il a été un peu trop tranquillement effacé par un crochet extérieur droit d’Ocampos, passeur décisif pour Óscar Rodríguez. De quoi pouvoir s’interroger sur sa rigueur défensive dans les duels au sein d’une défense à quatre. Alors qu’il a évolué en tant que piston pour accompagner les défenses à trois centraux de Dortmund - 2018-2020 - et de l’Inter - 2020-2021 - il a paru avoir encore besoin de quelques réglages afin d’être totalement rodé au système parisien. Si, en Italie, certains experts ont loué ses talents en le décrivant toutefois comme un joueur qui ne serait jamais “un vrai défenseur”, Hakimi a progressé dans ce domaine sous la houlette de l’exigeant Antonio Conte l’an passé. 

"Oui, j’ai plus de liberté pour avancer dans un 3-5-2 ou un 3-4-3, mais j’ai grandi au Real Madrid (son club formateur) avec une défense à quatre, a-t-il rappelé pour le quotidien italien La Repubblica en avril. Conte, par son idée du football, met l’accent sur la tactique et la défense. Il a fait de moi un joueur plus complet." Acteur majeur de la préparation du PSG conclue par le nul arraché en fin de partie face au FC Séville grâce à un Kenny Nagera profitant des errements de l’arrière-garde, Achraf Hakimi devrait être titulaire lors du Trophée des champions dimanche. Face à Lille, il jouerait alors son premier match officiel sous ses nouvelles couleurs. S'il ne sera pas sur le banc pour assister aux courses incessantes de l'international marocain, "Zizou", depuis son canapé, suivra peut-être les progrès de son ancien joueur, qui semble prêt à évoluer dans un fauteuil sur le côté droit parisien.

 


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