Bielsa ne lâche pas le Losc

Reuters

Grâce à sa belle saison du côté de Leeds, Marcelo Bielsa a retrouvé la cote de popularité et d'amour qu'il avait perdue à Lille. L'épisode nordiste du gourou argentin n'en est pas moins toujours douloureux pour l'ancien coach de l'Olympique de Marseille et sa rancune est tenace. Selon L'Equipe, Bielsa considère toujours que son licenciement pour faute grave en décembre 2017 est une hérésie et réclame pas moins de 19 millions d'euros aux Dogues. Sans compter environ 4 millions d'euros pour ses inséparables adjoints, eux aussi touchés par le virage brutal pris par Gérard Lopez il y a un an et demi.

L'argumentation du camp Bielsa, représenté par le cabinet français Choisez et Associés, est axée sur le non-respect du contrat paraphé entre les deux parties au début de leur collaboration et sur le préjudice moral subi par "El Loco". "Nous attendons toujours que la justice se prononce sur la valeur des promesses contenues dans un contrat signé par les dirigeants du Losc. Personne n'a forcé ces dirigeants à recruter Marcelo ou à signer un contrat avec lui. [...] Il était la pierre angulaire du projet en février 2017", ont indiqué les avocats du Sud-Américain à L'Equipe.

Les choses ne se décanteront dans tous les cas pas dans l'immédiat. La plaidoirie publique, qui sera supprimée si un accord intervient d'ici là, ne devrait pas se tenir avant début 2020. Marcelo Bielsa, qui a manqué la montée en Premier League après une défaite en barrage contre Derby County, y assistera avec la ferme intention de faire valoir ses droits. Au cas où le Losc se voit effectivement condamné à dédommager l'éphémère idole du Vélodrome, la probable vente de Nicolas Pépé (un montant de 80 millions d'euros est évoqué) et la qualification pour la Ligue des champions (15 millions d'euros pour la participation) aideront à faire passer la pilule.