Xavi n'a pas peur d'être comparé à Guardiola

L’attente sera gigantesque. Et dans l’esprit de Xavi, il ne fait aucun doute qu’il entraînera un jour le Barça. Son club. Et tant pis si la pression sera forte et le jeu des comparaisons inévitables. A commencer par celle avec Pep Guardiola. Forcément. "Je le sais et ça ne me fait pas peur. Ça m’est arrivé comme joueur et ce ne fut pas facile. Ce ne le sera pas non plus quand je reviendrai. Je regarde tout ce qu’il se passe à Barcelone et il y avait un sondage pour Sport qui disait que faisais partie des favoris pour entraîner le Barça dès maintenant. Je les remercie mais c’est incongru. J’ai besoin d’expérience", concède-t-il dans une longue interview accordée au quotidien Sport.

Avant d’envisager d’emblée le Barça, il aura tout le loisir de débuter au Qatar où sa famille se plaît beaucoup. "J’y suis très bien, ils me donnent tout, me respectent et m’ont donné une équipe très forte. C’est une très bonne opportunité parce que j’ai besoin d’expérience, de me jauger, de me voir sur un banc. Avec l’équipe B du Barça, par exemple, j’aurais plus de pression", reconnaît un Xavi qui a désormais toutes les cartes en mains.

 

 

Il a également un plan de carrière assez évident en tête: "Le Qatar veut que je reste jusqu’au Mondial, que je les aide d’une manière ou d‘une autre. On verra comment je suis préparé mais ça dépend aussi de comment on me voit au Barça. On verra mais je ne cache pas que mon objectif, c’est le Barça. Je pense que je peux être un bon entraîneur parce que j’ai eu de très bons maîtres."

"On verra mais je ne cache pas que mon objectif, c’est le Barça."

Sa première expérience à Al Sadd sera évidemment scrutée. Mais il ne manifeste aucun doute. Même pas celui de retrouver un jour Leo Messi à Barcelone. "Je considère Leo comme un ami. Je n’aurais pas le moindre problème avec lui. Pas un seul. Ce serait le premier que j’appellerais si j’étais au Barça. C’est une personne directe, très honnête. Il y a de l’amitié entre nous. L’entraîner serait un privilège", glisse-t-il comme pour mieux convaincre. Et puisqu’il considère n’avoir aucun ennemi à Barcelone, il va avoir tout loisir de se préparer au mieux avant d’effectuer le grand saut vers son club de toujours. Un rêve qu’il imagine inéluctable.

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