Supercoupe : Griezmann brille en vain, Messi expulsé !

Dans le paysage du foot espagnol, l'Athlétic Bilbao est une sorte d'OVNI. Pour son identité, son histoire, sa culture des coupes. Le club basque l'a encore démontré en se payant le Barça en finale de la Supercoupe d'Espagne, quelques jours après s'être offert l'autre géant du pays, le Real Madrid. Il serait donc injuste de ne pas souligner le mérite de cette équipe admirable avant de prendre le match par le prisme d'une nouvelle désillusion barcelonaise.

Et pourtant, Antoine Griezmann a retrouvé des couleurs...


Ce sont d'ailleurs les Blaugrana qui ont débloqué la situation après un premier acte relativement équilibré. Si décrié, Antoine Griezmann a démontré qu'il ne fallait pas l'enterrer dans les moments qui comptent.

C'est lui qui a débloqué la situation avant la pause d'une frappe du droit bien sentie après une action initiée par Jordi Alba (1-0, 40e). Mais cette embellie n'a pas duré. Car dans la foulée, De Marcos a remis les deux équipes à égalité d'une frappe imparable après un bon décalage de Williams (1-1, 42e).

Bilbao au courage


Les Basques sont revenus des vestiaires avec l'idée de jouer un coup. L'impression s'est accentuée lorsque l'inévitable Raul Garcia - qui est de ces joueurs qui donnent une âme à une équipe - a envoyé un coup de casque victorieux sur un coup-franc excentré, avant que son but ne soit refusé (52e). Le tournant ? Bilbao pouvait le penser. Car Barcelone est repassé devant grâce à un Griezmann encore clinique sur un nouveau débordement d'Alba (2-1, 77e). Le Barça avait alors un boulevard pour gérer son avantage. Mais c'était sans compter sur la ténacité de cette formation basque, qui est parvenju à arracher la prolongation grâce à Villalibre, à la réception d'un ballon bien botté par Muniain (2-2, 89e).

Le vent avait tourné. Et après ce coup de couteau, le coup de grâce est arrivé. Inaki Williams, à l'entrée de la surface, n'a eu besoin de personne pour faire exulter dans les foyers toute une communauté en déclenchant une merveille de frappe enroulée en pleine lucarne (2-3, 83e). Barcelone n'avait plus les ressorts pour répondre. D'autant que Lionel Messi, qui avait traversé ce match dans l'ombre du joueur qu'il doit être, a vu rouge après un geste d'humeur (120e). Le Barça laisse s'envoler un premier titre.

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