La Liga : Zidane, pas touche au boss !

LLUIS GENE / AFP

Zinedine Zidane le disait au sortir de la défaite de mardi en Ligue des Champions, face au Shakhtar Donetsk (2-3) : "Je me sens capable de trouver les solutions." Pas né de la dernière pluie, on sentait bien "Zizou" plus imperturbable que jamais. Menacé par définition depuis sa prise de fonction, puisqu'il est l'entraîneur du Real Madrid, il avait notamment écarté un danger similaire l'an dernier à pareille époque, quand le Real avait remonté Bruges à Bernabeu sur le fil (2-2) en C1. Samedi, la victoire de Merengue retrouvés au Camp Nou (1-3) permet à Zinedine Zidane de magnifier encore son incroyable aura.

Le résumé du Clasico



Sobre et décontracté au moment d'analyser la rencontre, en conférence de presse. Normal, quoi : "On a fait un bon match contre une équipe dangereuse, qui a bien joué aussi. On mérite cette victoire. Je suis content pour les joueurs, au final c'est ce qui compte, après tout ce qui a été dit ces dix derniers jours. Je suis également heureux du but de Modric. J'ai vu une équipe solidaire. Je suis heureux, car ce sont eux qui se battent sur le terrain. On peut savourer. On n'est pas là pour faire taire les critiques. On fait notre travail et on y croit, on est ensemble quand il le faut. Nous avons gagné en équipe, je suis très fier du groupe. Notre bloc était compact pour défendre, et face à un adversaire qui ouvre le jeu comme le Barça, on a trouvé la faille deux ou trois fois. On a réussi ce bon match en équipe, c'est le plus important."

Lorsqu'il est questionné sur l'importance à nouveau gigantesque de son capitaine Sergio Ramos, le patron revient très vite au collectif : "On sait ce qu'il représente, et pas seulement en tant que joueur. On le veut toujours avec nous, on sait à quel point il est performant. Mais je suis vraiment heureux pour l'équipe. Ce qui est important, c'est de voir les joueurs travailler ensemble et courir les uns pour les autres. On a pris trois points et Sergio Ramos n'a pas eu de problème avec sa blessure, c'est l'essentiel." Marca (entre autres) annonçait un ultimatum de deux matchs pour Zinedine Zidane, en y incluant celui de mardi à Mönchengladbach. Un seul devrait suffire.