Pourquoi Guingamp peut-il rivaliser avec Kiev

Parce que l’En Avant ne perd plus (ou presque)
Depuis sa qualification pour les seizièmes de finale de la Ligue Europa obtenue sur le terrain du PAOK Salonique le 11 décembre dernier, l’En Avant Guingamp n’a perdu que deux matches, à Marseille en championnat (1-2) et à Monaco en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Deux accrocs isolés au cœur d’une série de sept victoires et deux nuls en Ligue 1, à laquelle s’est ajoutée une qualification pour les quarts de finale de la Coupe de France. "On avance, on est dans une bonne dynamique", appréciait Jocelyn Gourvennec après la victoire son équipe le week-end dernier à Metz. Le bon moment pour recevoir le Dynamo Kiev…

Parce que Beauvue a le niveau
C’est l’homme en forme côté guingampais. Déjà double buteur en Grèce pour envoyer son équipe en seizièmes, Claudio Beauvue a inscrit huit buts, toutes compétitions confondues, depuis la reprise. "Le fait d'enchaîner les matches donne de la confiance. Je commence à bien connaître le championnat", confie le Guadeloupéen, qui dit s’inspirer d’un certain Didier Drogba, révélé à Guingamp lui aussi. "Il a fait beaucoup de progrès, parce qu’il est très à l’écoute. Il s’investit et travaille beaucoup tout en étant très sérieux en dehors. Et il a compris qu’il fallait qu’il renforce ses points forts avant d’améliorer ses points faibles, du coup, il s’est focalisé là-dessus, et ça en fait un joueur très efficace", note l’entraîneur breton.

Parce que le Roudourou sera hystérique
"Saisissons-nous de ce moment singulier, éphémère, et transformons-le en un souvenir inoubliable !" Voilà le message lancé par le Kop Rouge 93 à tous ceux qui viendront garnir les tribunes du Roudourou jeudi. "Le Roudourou doit devenir un véritable volcan prêt à entrer en éruption. Chaque offensive doit être accompagnée d'une clameur qui à elle seule pourrait suffire à faire trembler les filets, et notre but doit être défendu non pas par 11 joueurs mais par 16 000 Guingampais. Alors chantez, tapez dans vos mains, lâchez-vous ! Le Kop Rouge sera l’étincelle, à vous de mettre le feu pour un nouvel exploit. Pour que ce match devienne historique, soyez hystériques !"

Parce que le Dynamo n’est plus ce qu’il était
Sergueï Rebrov est toujours là mais l’ancien compère d’Andreï Chevtchenko est désormais l’entraîneur d’une équipe qui n’a plus le lustre du passé. Encore capable de jouer les trouble-fêtes en Ligue des champions à la fin des années 1990, le Dynamo Kiev est retombé dans le rang, dépassé par le Shakhtar Donetsk sur la scène nationale. "C'est une très bonne équipe, avec de très bons joueurs, presque tous internationaux. Au milieu et devant, c'est très technique. Derrière, c'est costaud. C'est difficile d'évaluer leur niveau mais ça joue au ballon", prévient tout de même, dans les colonnes du Télégramme, Stéphane Carnot, qui a suivi les matches amicaux des Ukrainiens lors de la longue trêve hivernale.