Vettel et Ferrari, analyse divergente

Reuters

A chaque course, Ferrari essaye de tout faire pour réduire l’écart avec l’équipe Mercedes et notamment un Lewis Hamilton qui régale avec déjà 6 victoires cette saison (les deux autres ont été remportées par Bottas) et un nouveau titre qui lui tend clairement les bras. La disette se poursuit malgré un travail acharné si bien que la frustration commence sérieusement à gagner les rangs de l’écurie italienne. 

A l’issue du Grand Prix de France, Vettel se montrait particulièrement déçu par le rendement des nouveautés apportées. "Nous voulions réduire l’écart sur Mercedes et nous n’avons pas réussi. Il faut être honnête et avouer que c’est un échec. (…) Les pièces n’ont pas fonctionné comme nous nous y attendions", avait plaidé Vettel au Castellet. Un avis tranché que tout le monde au sein de l’écurie ne partageait pas forcément, notamment du fait de la capacité de Leclerc de revenir sur les talons de Bottas en fin de course.

"Nous ne nous attendions pas du tout  à réduire l’écart. Nous avons apporté des évolutions, certaines ont bien marché, d’autres non. C’est toujours dommage quand quelque chose ne fonctionne pas. Nous avons du travail à faire dans ce domaine, mais cela montre que nous avons de la marge pour améliorer la voiture. Au moins, la direction que nous commençons à adopter est la bonne", a répondu Mattia Binotto, le responsable de l’écurie pour motorsport.com.

Une divergence de point de vue assez étonnante face à une situation pour le moins compliquée puisque Ferrari n’arrive tout simplement pas à suivre le rythme. Ne plus favoriser à tout prix la pointe de vitesse pour mieux gérer les passages en courbe et surtout la gestion des pneumatiques, les objectifs sont fixés. Charge aux pilotes de prendre leur mal en patience.