Nouvelle polémique sur un penalty

Reuters

Au niveau de l'arbitrage, c'est LE débat de cette Coupe du monde féminine. Depuis le 1er juin, les gardiens (et gardiennes) ne sont plus obligés d'avoir les deux pieds sur la ligne au moment d'un penalty, un seul peut suffire. En contrepartie, ce point de règlement est appliqué avec beaucoup de plus de sévérité et la VAR peut maintenant être utilisée dans ce cas précis. Le Nigeria, contre la France, en avait été la première victime, au grand dam de sa gardienne Chiamaka Nnadozie.

Il ne s'agissait pas d'un coup de pouce accordé au pays organisateur, puisque la même sanction a été prise contre la gardienne écossaise, mercredi soir, face à l'Argentine (3-3). Celle-ci fut particulièrement difficile à encaisser car les Britanniques menaient 3-0, et semblaient avoir leur billet pour les huitièmes de finale en poche, avant d'être éliminées sur un penalty dans le temps additionnel. Et sur la première tentative qu'elle avait repoussée, il n'est pas totalement évident, selon les angles de vue, que Lee Alexander avait bel et bien quitté sa ligne de but.

Cette décision laisse la gardienne dans un certain désarroi. "On sait qu’on doit avoir nos pieds sur la ligne, mais il y a encore beaucoup de questions autour de ce point pour moi, c’est dur pour une gardienne, a confié la joueuse de Glasgow, interrogée par le site Footofeminin.fr. Je pensais que mes pieds étaient sur la ligne, je m’étais mise derrière exprès. C’est très dur pour les gardiennes de bouger pour se donner les meilleures possibilités d’arrêter un penalty. Maintenant ils vont devoir revoir chaque penalty, le scruter afin de voir si les pieds sont bien sur la ligne. Mais si c’est la règle il va falloir qu’on s’y fasse."

Pour la joueuse de 27 ans, ce sera désormais très compliqué pour les gardiennes d'arrêter un penalty sans être sanctionnée. "On doit essayer de rester derrière la ligne, mais c’est vrai qu’on ne sait pas vraiment quoi faire, on a le sentiment que quoiqu’on fasse, ils vont nous pénaliser, où qu’on bouge, c’est dur", explique Lee Alexander, qui regrette un manque de communication de la part des arbitres. Et n'est pas une grande fan de la VAR, manifestement.

"Il y a eu beaucoup de discussions durant le tournoi sur ce sujet, je pense qu’il y a eu beaucoup de décisions douteuses, nous avons eu beaucoup de décisions contre nous, explique-t-elle. Si la VAR va être bénéfique pour le football, je ne sais pas, je pense qu’il y a encore beaucoup d’améliorations à faire. Nous avons été malchanceuses avec, si on regarde le match du Japon, l’arbitre nous a totalement oublié, il y a une main très claire, avec l’intention d’aller vers le ballon, ils ont clairement oublié cela, tout devrait être sifflé, même si ça ralentissait le jeu. Il y a trop de situations qui sont ratées."