Les Etats-Unis sans convaincre

Reuters

On a bien cru que les Américaines, tombeuses successives de la Thaïlande (13-0), du Chili (3-0) et de la Suède (2-0), allaient réaliser une nouvelle démonstration lundi contre l’Espagne au stade Auguste-Delaune de Reims, en huitième de finale de cette Coupe du monde. Grâce à un penalty de l’inusable Megan Rapinoe, consécutif à une faute de Mapi Leon sur l’ancienne Parisienne Tobin Heath, elles menaient déjà 1-0 après 7 minutes de jeu. Mais la démonstration n’a pas eu lieu. Déjà car leurs adversaires, novices à ce niveau, ont rapidement égalisé, grâce à une superbe frappe en lucarne de Jennifer Hermoso (1-1, 9e), après une erreur de relance de la gardienne US.

Et puis car elles ont opposé une résistance farouche aux grandes favorites de la compétition, qui ont eu toutes les peines du monde à se procurer des occasions. Hormis sur une frappe de Rapinoe détournée en corner dans la foulée (13e), elles n’ont pas réussi à percer le verrou adverse. Les Ibériques, sans véritable numéro 9, ne se sont pas montrées beaucoup plus dangereuses, mais pensaient bien réussir à arracher, au moins, la prolongation. Sauf qu’à la 70e minute, Rose Lavelle s’est écroulée dans la surface, après un contact avec Virginia Torrecilla qui paraissait très léger.

Katalin Kulcsar, l’arbitre hongroise de la rencontre, a finalement eu recours à la VAR pour accorder ce penalty après de longues minutes, et Rapinoe a pu s’offrir un doublé (2-1, 76e). Voilà donc les championnes du monde qualifiées, sans convaincre. Ce qui pourrait être une bonne nouvelle pour leurs futures adversaires, même si les Bleues n'ont pas été non plus franchement transcendantes contre le Brésil la veille (2-1, a.p.). Les joueuses de Corinne Diacre, qui accueilleront celles de Jill Ellis vendredi soir au Parc des Princes, peuvent en tout cas y croire, elles qui restent les dernières à avoir battu les Américaines. Mais c’était lors d’un match amical, remporté 3-1 au Havre en janvier dernier.