CAN 2019 : L’heure de concrétiser pour Maroc

Maroc

Capitale : Rabat
Surnom : Les Lions de l’Atlas
Sélectionneur : Hervé Renard 
Palmarès : 1 CAN (1976)


Et si c’était l’heure du Maroc ? Un vent d’optimisme souffle sur le Royaume chérifien, qui se rapproche année après année d’un sacre, 43 ans après sa dernière victoire. La plupart des voyants sont au vert. La stabilité est là. Les talents abondent. L’expérience est de plus en plus conséquente. Rarement le Maroc aura abordé une compétition avec autant de sérénité. La CAN 2017, la première du sélectionneur Hervé Renard, a déjà annoncé le retour en forme des Lions de l’Atlas, surnom de la sélection. Ce succès contre la Côte d’Ivoire qui élimine les Eléphants a clairement réveillé les coéquipiers de l’emblématique capitaine Mehdi Benatia. La qualification pour le Mondial 2018 au nez et à la barbe de la… Côte d’Ivoire, n’a fait que confirmer le retour au premier plan du football marocain. La forme des clubs locaux (Wydad et Raja Casablanca ou encore la RS Berkane) est un autre signe de la bonne santé du football marocain. Reste désormais à confirmer en atteignant au moins les demi-finales…

En phase de poules, vous ne serez pas étonnés d’apprendre que les Lions de l’Atlas affronteront la… Côte d’Ivoire ! Une bien mauvaise nouvelle pour les Eléphants, martyrisés par les hommes d'Hervé Renard ces dernières années. Les points forts du Maroc sont nombreux. Son sélectionneur, double vainqueur de la CAN avec la Zambie et la Côte d’Ivoire est un renfort de taille. Son attaque avec un Ziyech en feu va très certainement faire des ravages. Enfin, la très grosse force des Lions reste sa défense et sa discipline tactique. Pour prendre à défaut l’arrière-garde marocaine, il faut être costaud. Les Benatia, Saïss, Da Costa et autres Munir évoluent ensemble depuis plusieurs années maintenant. Il suffit de regarder les trois matchs du Maroc en Coupe du Monde pour s’apercevoir de leur solidité. Et cela tombe bien, car en CAN, une équipe solide et tactiquement bien disciplinée, peut aller au bout même sans panache offensif. Le Cameroun, vainqueur en 2017, en est le parfait exemple !  

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S’il y a bien un joueur marocain qui cristallise beaucoup d’espoirs au pays, c’est bien Hakim Ziyech. Et comment pourrait-il en être autrement ? Le milieu offensif de l’Ajax Amsterdam a éclaboussé l’Europe de son talent cette saison en Ligue des Champions. Technicien hors pair, décisif dans la zone de vérité, le milieu de 26 ans est l’une des principales attractions du Mercato d’été en Europe. Il faut dire que lorsqu’on fait mal au Real Madrid, à la Juventus Turin et à Tottenham, on ne passe plus inaperçu. Champion des Pays-Bas et demi-finaliste malheureux de la Ligue des Champions, Ziyech sera le leader offensif numéro un du Maroc à la CAN. Et il sera très intéressant de voir comment le natif de Dronten (Pays-Bas) va évoluer sous la pression et sous les yeux de tous les cadors européens. Si le Bayern Munich est en pole position pour l’attirer, d’autres dinosaures européens sont à l’affût et ont déjà envoyé plusieurs émissaires en Egypte. L’été s’annonce très chaud pour Ziyech !  


Le Maroc a été au cœur d’un long imbroglio en 2015. Pays hôte de la CAN, le Maroc demande le report de la compétition auprès de la CAF suite à l’épidémie d’Ebola qui touchait alors l’Afrique. Refus catégorique de la CAF qui menace le Maroc de sanctions en cas de non-organisation. Le Royaume chérifien persiste et se désiste surtout. La CAF trouve une solution d’urgence à quelques mois de la CAN et confie l’organisation de la compétition à la Guinée-équatoriale. Le Maroc est dans un premier temps suspendu pour la CAN 2017 avant d’être réintégré. Les Lions de l’Atlas étaient d’ailleurs les grands favoris à l’organisation de la CAN 2019 suite à la défection du Cameroun. Mais les dirigeants marocains n’ont pas voulu candidater et c’est finalement l’Egypte qui a raflé la mise au nez et à la barbe de l’Afrique du Sud. 

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