Bundesliga - Comment Leipzig a supplanté Dortmund

Panoramic

Sauf catastrophe, le Bayern Munich va remporter son neuvième titre de champion d’Allemagne consécutif, et le 31e de son histoire. Les Bavarois peuvent même être officiellement sacrés dès vendredi soir, si leur dauphin, le RB Leipzig, s’incline lors du choc face au Borussia Dortmund, en ouverture de la 32e et antépénultième journée de Bundesliga.

Car les hommes de Julian Nagelsmann comptent sept points de retard, mais aussi sept longueurs d’avance sur le troisième, Wolfsbourg. Leur objectif sera donc de consolider cette deuxième place, cinq jours avant de retrouver le club de la Ruhr en finale de la Coupe d’Allemagne. Un possible premier trophée pour ce club fondé en 2009 qui serait un beau cadeau de départ de la part du jeune entraîneur (33 ans), qui s’en va au Bayern, avec son défenseur français Dayot Upamecano.

Et alors que le RB Leipzig avait terminé deux fois derrière le duo Bayern-Dortmund, avec Ralf Rangnick puis Nagelsmann, il s’est donc immiscé entre les deux géants et égalé son meilleur classement, atteint en 2017, à la surprise générale, pour sa découverte de l’élite. Mais la saison dernière, déjà, il avait titillé le BVB, qu’il a fini par supplanter. Un club qui aura vécu une saison compliquée, et été très impacté financièrement par les conséquences de la crise sanitaire.

Nagelsmann, le prodige du banc


Une saison marquée par le renvoi de Lucien Favre en décembre, et son remplacement par son adjoint Edin Terzic. Mais s’ils ont longtemps été distancés dans la course aux places pour la Ligue des Champions, Erling Haaland et ses coéquipiers finissent fort la saison. Après avoir signé quatre succès de rang en championnat, ils sont cinquièmes, à deux points de Wolfsbourg et un de Francfort, actuel détenteur du quatrième et dernier billet pour la C1.

Et alors que Dortmund, qui se réveille un peu tard, possède la deuxième meilleure attaque de Bundesliga derrière le Bayern (66 buts) et le deuxième meilleur buteur avec Haaland (25 réalisations, contre 6 pour Sancho), Leipzig, beaucoup plus régulier, s’appuie sur la meilleure défense, emmenée par son gardien Peter Gulacsi, avec seulement 25 buts encaissés. Dont trois à domicile contre Dortmund en janvier (1-3).

Et peu importe si son meilleur buteur, Emil Forsberg, ne compte que 7 buts, et que le Norvégien Alexander Sorloth (5 buts) n’a pas réussi à faire oublier Timo Werner. Leipzig est avant tout un collectif, au sein duquel se distinguent notamment Dani Olmo (9 passes décisives) ou Christopher Nkunku (6 buts, 5 passes), et une équipe guidée de main de maître par Nagelsmann. Car si Dortmund a un prodige en attaque, Leipzig en compte un sur le banc, pour encore quelques semaines.

Reste maintenant à savoir si l’exode des joueurs ne sera pas trop important, alors que Marcel Sabitzer est également convoité, et si le successeur de Nagelsmann, l'entraîneur américain de Salzbourg Jesse Marsch, saura faire fructifier son héritage la saison prochaine. Face au Bayern de Nagelsmann notamment mais aussi le Dortmund de Marco Rose, qui passe d’un Borussia à l’autre. Autant de changements qui promettent un nouvel exercice passionnant.

 

Nagelsmann, une jeune carrière jonchée de records


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