Australie-Essais libres 1 et 2: Hamilton déjà devant

Reuters

Le favori britannique Lewis Hamilton (Mercedes) a mis d'emblée la pression sur la concurrence en dominant vendredi les deux premières séances d'essais libres du Grand Prix d'Australie, 1re manche de la saison de F1, dont la vitesse sera le maître mot au vu des chronos.

1 min 23 sec 620/1000e en pneus super-tendres sous le soleil et des températures clémentes (une vingtaine de degrés).

Le temps signé par le triple champion du monde est inférieur au record en course du circuit de l'Albert Park, à Melbourne, établi par l'Allemand Michael Schumacher au volant d'une Ferrari en 2004 (1:24.125). Inférieur aussi au temps de sa pole position l'an dernier (1:23.837).

Hamilton, en pneus ultra-tendres alors que les autres écuries se contentaient de tendres et super-tendres, s'est rapproché à un dixième du record de Schumacher lors de la première séance d'essais, avant donc de l'améliorer au cours de la seconde.

Pas vraiment de surprise derrière lui, si ce n'est Sebastian Vettel qui a intercalé sa Ferrari entre les deux Flèches d'Argent. L'autre Ferrari de Kimi Räikkönnen et les Red Bull de Daniel Ricciardo et Max Verstappen complètent le top 6.

'A 99 pour cent parfait'

"C'était à 99 pour cent parfait", a réagi Hamilton. "En début de journée, nous ne savions vraiment pas à quoi nous attendre. Nous savions après la première séance que les Ferrari n'étaient pas à leur maximum. Et bien sûr, d'un coup, lors des essais 2, elles étaient rapides. Nous verrons demain de quoi il retourne réellement."

En conférence de presse la veille, le pilote star donnait explicitement les allemandes favorites. Ceux qui soupçonnaient un coup de bluff destiné à intimider l'adversaire avaient semble-t-il vu juste.

"Après ce que nous avons vu aujourd'hui, Lewis est le favori ultime. Il l'était déjà en arrivant ici et tout ce qu'il s'est passé aujourd'hui le souligne", a résumé en conférence de presse le patron de Red Bull, Christian Horner, en accord avec l'état d'esprit sur le paddock.

A noter aussi vendredi, un après-midi enfin tendre pour les McLaren-Honda de Fernando Alonso et Stoffel Vandoorne, épargnées par les problèmes mécaniques qui les accablent depuis les essais de pré-saison à Barcelone.

Le sort s'est cette fois-ci acharné sur le Britannique Jolyon Palmer, qui a visiblement endommagé sa Renault dans un crash survenu en début de deuxième séance.

Le Brésilien Felipe Massa a également été contraint d'arrêter sa Williams en piste quelques minutes plus tard, victime d'un problème de boîte de vitesses. Et, en fin de séance, c'est le Suédois Marcus Ericsson (Sauber) qui est sorti à son tour.

'Plein de petites choses à régler'

Côté français, Romain Grosjean (Haas) a signé le 8e temps des deux séances du jour, Esteban Ocon (Force India) les 16e et 13e chronos, malgré "quelques problèmes avec des trucs tout bêtes".

Le système de freins le matin et l'après-midi "une fuite de ma gourde, j'avais toute l'eau qui était dans le cockpit, puis ma radio qui était trop courte et tirait mon casque sur le côté. Plein de petites choses qu'il faut régler mais il vaut mieux que ça arrive aujourd'hui que demain", positivait-il tout de même. 

Comme on s'y attendait à la suite du changement de réglementation technique, dès la première séance, les pilotes les plus véloces ont signé des chronos inférieurs de plus d'une seconde aux meilleurs temps des qualifications de l'an passé.

Et les nouvelles monoplaces devraient rouler encore plus vite dans les jours à venir, avec en ligne de mire la promesse du fournisseur de pneumatiques Pirelli d'un gain de cinq secondes au tour par rapport à l'an passé.

La 3e et dernière séance d'essais libres est prévue samedi, avant les qualifications.