Osaka l'a échappé belle

Reuters

On a bien failli assister au premier tremblement de terre de ces Internationaux de France ! Arrivée certes avec un bilan terrien mitigé ici à Roland-Garros, quart de finaliste à Madrid et contrainte au forfait à ce même stade du tournoi à Rome, en raison d’une blessure au pouce, Naomi Osaka a frôlé l’élimination dès le premier tour du Majeur parisien ce mardi, elle la tenante de l’US Open et de l’Open d’Australie. Sur un Central tantôt baigné de soleil, tantôt balayé par le vent et une pluie fine, la patronne du circuit a dû batailler trois sets pour venir à bout de la 90e joueuse mondiale, Anna Karolina Schmiedlova.

Incapable de tenir l’échange, voulant systématiquement forcer la décision, la Japonaise s’est laissée aller à 13 fautes directes dans une première manche limitée à six petits jeux. Un set initial remporté 6-0 par la Slovaque, qui pourtant n’a pas sorti un seul point gagnant de sa raquette. Forte d’un break prématuré, Naomi Osaka mène rapidement 0-3 dans le deuxième acte, mais après une brève interruption due aux intempéries, la Nippone retombe dans ses travers, bien trop impatiente derrière sa ligne de fond de court pour assurer ses coups. Anna Karolina Schmiedlova refait ainsi son retard (3-3), et s’offre dans la foulée deux breaks pour mener 5-4, puis 6-5. En vain. L’intéressée vient de laisser passer sa chance…

Autoritaire, Naomi Osaka enlève le tie-break de ce set intermédiaire sur la marque de 7-4. Et si Anna Karolina Schmiedlova remporte le premier jeu de la troisième et dernière manche, son adversaire, dès lors rassérénée, se met à jouer juste, dans le bon tempo, sans crispation aucune. Résultat, les jeux défilent en faveur de la Japonaise, qui s’impose finalement 0-6, 7-6, 6-1 en un peu moins de deux heures. Avec désormais Victoria Azarenka en ligne de mire. Si elle n’a jamais dépassé le troisième tour ici à Roland-Garros, Naomi Osaka se veut plus ambitieuse que jamais à Paris. "Je ne peux pas dire que je vise les quarts, même si je ne les ai encore jamais atteints ici, je veux juste gagner le tournoi", affirmait-elle vendredi à la presse, enfin décomplexée. Un discours forcément difficile à assumer.