Le parquet fait appel de la relaxe de l'ex-président du Barça, Sandro Rosell

Reuters

M. Rosell, 55 ans, avait été relaxé fin avril faute de preuves par l'Audience nationale, haut tribunal dont le siège se trouve à Madrid et qui est chargé entre autres des affaires financières.

Dans cette affaire, il était avec cinq autres personnes -toutes relaxées- accusé d'avoir blanchi l'argent de commissions occultes liées à la vente de droits de diffusion de matches de la sélection brésilienne de football et d'un contrat publicitaire avec Nike.

Des accusations qui avaient justifié son placement en mai 2017 en détention provisoire, dont il n'était sorti que fin février 2019 après le début de son procès.

Mais le tribunal a estimé fin avril que l'origine illicite de l'argent transféré lors de virements suspects, impliquant notamment l'ex-président de la Confédération brésilienne de football (CBF) Ricardo Teixeira, n'était pas prouvée.

Le parquet, qui avait requis onze ans de prison avant de revoir sa demande à six ans, estime dans le communiqué annonçant son appel que "la relaxe se justifie quand il existe un doute raisonnable et pas n'importe quel doute".

"Le ministère public ne trouve pas logique de tenir pour établies la création de sociétés-écrans dans des paradis fiscaux, la simulation de contrats, la réalisation de nombreux virements en Andorre sans raison par des proches avant de conclure qu'il s'agissait d'activités licites", a-t-il poursuivi.