Euro-2018 messieurs - L'Espagne en finale en surclassant la France

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Battue lors de ses quatre précédentes finales (1996, 1998, 2006, 2016), elle tentera d'inverser le cours de l'histoire. Il lui faudra battre dimanche (19h30 GMT) le Danemark ou la Suède, opposés dans l'autre demie. 
Mais les hommes de Jordi Ribera, finalistes il y a deux ans à Cracovie (Pologne), ont d'ores et déjà réalisé un énorme coup en privant les Français de l'opportunité de briguer un 4e titre continental.

Invaincus à l'issue des deux phases de poules, les champions du monde en titre étaient les favoris de ce duel face à leurs vieux amis espagnols qui avaient déjà chuté deux fois.

Mais Raul Entrerrios (6 buts) et ses partenaires, qui avaient éliminé l'Allemagne tenante du titre mercredi (31-27), ont récidivé grâce à un remarquable travail défensif qui leur a permis de mener de 6 buts à la pause (15-9).

Jamais les Français, vainqueurs précédemment de la Norvège (32-31), de la Suède (23-17) et de la Croatie (30-27) - trois candidates au podium voire au titre - n'avaient inscrit aussi peu de buts en 30 minutes depuis le début de la compétition.

L'absence de Gonzalo Perez de Vargas, gardien titulaire de l'Espagne, blessé lors du choc avec la Mannschaft, semblait peser lourd avant la rencontre. Mais sa doublure Rodrigo Corrales a tenu la baraque et le vétéran Arpad Sterbik (38 ans), rappelé en catastrophe, a écoeuré les tireurs de penalties français.

Le portier du Vardar Skopje, lauréat de la dernière Ligue des champions, en a arrêté trois au total et fait douter les champions du monde en titre. 

En manque d'efficacité en attaque, à l'exception de leur capitaine Cédric Sorhaindo (6 buts), les Français ont aussi commis des pertes de balles étonnantes. 

Dans la cage, Vincent Gérard (3 arrêts seulement) n'a pas brillé. Cyril Dumoulin a fait mieux (7 arrêts) en seconde période au moment où les Bleus ont relancé le suspense avec un 6-0 (23-20). Mais l'Espagne, dans le sillage de Joan Canellas, a su se mettre à l'abri.