Groenewegen prend sa revanche

AFP

Il fallait s'y attendre. Au lendemain d'une journée forcément éprouvante et spectaculaire avec une arrivée juchée au sommet de la Planche des Belles Filles, la 7e étape du Tour de France programmée ce vendredi devait paraître un peu fade. Ce n'était pas quelques difficultés répertoriées sur les deux premières heures de la journée qui allaient empêcher une explication entre sprinteurs à l'arrivée à Chalon-sur-Saône, après 230 kilomètres accomplis depuis Belfort. Bien sûr, une échappée s'est formée, avec les inévitables Stéphane Rossetto (Cofidis) et Yoann Offredo (Wanty-Groupe Gobert), mais inexorablement, les deux hommes ont été rejoints à une douzaine de kilomètres de l'arrivée.

Encore une fois, les deux Français ont tenté leur chance, mais savaient sans doute déjà que tout espoir était vain, car le peloton ne leur a jamais laissé beaucoup plus de cinq minutes d'avance. Les sprinteurs trépignaient déjà d'impatience, désireux de faire parler encore leur puissance après avoir souffert sur les forts pourcentages de la veille. Ce qui a sans doute valu ce final assez nerveux, avec beaucoup de coureurs frottant pour prendre une place préférentielle en tête, notamment Peter Sagan et Alexander Kristoff. Mais le maillot vert, figurant évidemment parmi les grands favoris du jour, a cette fois-ci trouvé à qui parler.

Pour preuve, la patron de la Bora-Hansgrohe ne termine que troisième, derrière Caleb Ewan (Lotto Soudal) et devant Sonny Colbrelli (Bahrain-Merida), là où Elia Vivani (Deceuninck-Quick Step) est relégué au 6e rang. Aucun d'eux n'a pu rivaliser avec le revanchard Dylan Groenewegen, frustré lors de la toute première étape, lui qui avait chuté et avait laissé son coéquipier Mike Teunissen l'emporter et prendre le maillot jaune. Le joli Tour de la Jumbo-Visma continue donc, et les sprinteurs recueillent un à un le fruit de leur travail. Elia Viviani et Peter Sagan ont déjà levé les bras, Caleb Ewan, Sonny Colbrelli, Michael Matthews ou Alexander Kristoff, voire même Christophe Laporte ou André Greipel, espèrent désormais vivre eux aussi leur moment de gloire. Ce ne sera probablement pas pour samedi, puisque pas moins de trois cols et quatre côtes de deuxième et troisième catégories attendent les coureurs entre Mâcon et Saint-Etienne.