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Ligue des champions : Brest veut prolonger le rêve autrichien
Deux semaines après son entrée en lice réussie contre Sturm Graz, le club breton poursuit son voyage européen avec un déplacement à Salzbourg, l’autre grand d’Autriche.
Deux semaines après avoir enflammé Roudourou et ses supporters à qui il a offert un premier succès européen pour sa première en coupe d’Europe, le Stade Brestois retrouve la Ligue des champions, son cadeau de la saison dernière et son oxygène en ce début d’exercice loin d’être réussi. Dernière preuve en date, la claque reçue le week-end dernier à l’Abbé-Deschamps contre Auxerre (0-3), synonyme de 4e défaite en à peine 6 journées de Ligue 1. Treizième, les Bretons font grise mine sur la scène nationale. "C’est un épiphénomène, c’est un épisode dans une saison. Un épisode malheureux, mais tout ne doit pas être remis en question après un non-match", veut croire Eric Roy.
S’il cherche à protéger ses hommes, l’entraîneur breton ne les dédouane pas pour autant et attend d’eux qu’ils montrent un autre visage, plus conforme à leurs valeurs. Pour cela, il compte sur le facteur européen. "Il faut aussi prendre conscience de la chance qu’on a de jouer cette compétition, une chance qu’on a méritée", a-t-il avancé. Petit clin d’œil de l’histoire, les Brestois disputent leur deuxième rencontre européenne contre un autre club autrichien. En effet après le Sturm Graz, c’est au tour du RB Salzbourg (à 18h45). Un habitué de la scène européenne dont Roy sait qu’il représente une autre menace. "On sait qu’on va se confronter à un ogre de ce championnat, que ce soit en termes d’organisation, d’infrastructures, d’équipe. C’est un autre monde pour nous. Comme sur le premier match, on aura la volonté d’essayer d’exister dans ce match", présente-il.
"On n’a pas le choix"
C’est dans cette volonté que les Bretons devront encore trouver leur salut. Cette volonté d’exister, de prouver qu’ils ne sont pas là par hasard et qu’ils méritent de jouer à ce niveau. "Avec la Ligue des champions, on passe vite à autre chose. On veut prouver qu'on sait faire mieux, qu'on peut faire mieux, qu'on va faire mieux. On n'a pas le choix, mais l'état d'esprit est bon", a déjà évacué Kenny Lala. Comme face au champion autrichien, le défenseur brestois et ses coéquipiers devront mettre de l’énergie, de l’enthousiasme pour emballer la rencontre au bon moment et ne pas trop s’exposer. "Bien défendre, ça ne concerne pas que les 4 défenseurs et les milieux défensifs. C’est un état d’esprit, un collectif, si on était performant l’année dernière c’était parce qu’on était une véritable équipe, tout le monde s’activait à la perte du ballon", réclame Eric Roy.
Ce n’est qu’en faisant bloc, en relevant la tête et en donnant plus qu’à Auxerre que Brest pourra exister sur la pelouse de Salzbourg et espérer offrir une seconde partition enchantée à ses supporters dans la cité du maestro Wolfgang Amadeus Mozart. Aux Bretons, encore privés de Pierre Lees-Melou, de se laisser porter par la musique européenne et prolonger l’extase de Roudourou.








