Si cruel pour l'Olympique de Marseille
Dans un climat tendu après leur revers 2-0 face à Nantes à domicile, les Marseillais ont tenu la dragée haute aux Parisiens en finale du Trophée des Champions, s'appuyant notamment sur leur trio de revenants, Facundo Medina, Hamed Junior Traoré, et Amine Gouiri.
Le retour du Koweït vers la Provence a dû être long pour les Olympiens. Alors qu'ils menaient 2-1 à quelques secondes de la fin, après avoir eu quelques opportunités d'enfoncer le clou en contre, les hommes de Roberto De Zerbi ont caressé le Trophée des Champions du bout des doigts.
Presque quinze ans que l'OM attendait de soulever un trophée. Au bout du suspense, c'est finalement une nouvelle désillusion qui attendait les Phocéens, puisque Paris a égalisé dans les derniers instants par Gonçalo Ramos avant de s'imposer aux tirs au but (4-1).
Du positif à retenir
Même s'il a avoué avoir pleuré pour la première fois de sa carrière en entrant dans le vestiaire, conscient d'être passé à côté d'une magnifique occasion de marquer l'histoire du club, Roberto De Zerbi s'est présenté en conférence de presse la tête haute.
Les Marseillais étaient arrivés au Koweït dans un climat délicat après leur revers 2-0 face à Nantes à domicile, et la perspective d'un match cauchemardesque s'est profilée lorsqu'Ousmane Dembélé a ouvert le score d'un lob parfait sur Geronimo Rulli dès la 13e minute de jeu.
Finalement, l'OM a fait mieux que relever le défi face à la meilleure équipe du monde en 2025, en égalisant sur penalty grâce à Mason Greenwood avant de prendre l'avantage suite au but contre son camp de Willan Pacho à la 87e. Jusqu'au bout, Marseille a cru en ses chances et en son potentiel.
« On doit exiger de nous même ce type de performance à chaque fois ». Parce qu'aujourd'hui, il y avait tout », a martelé l'entraîneur italien. « Tout ce qui était nécessaire pour gagner un match de foot : le jeu, la partie défensive, le caractère, la technique, tout ce dont a besoin une équipe forte qui veut gagner contre une équipe qui a tout gagné en 2025 (…). Aujourd'hui il y avait tout, vraiment tout. C'est peut-être mon meilleur match en tant qu'entraîneur à Marseille, alors que Nantes, c'était peut-être la pire. C'est comme ça à Marseille, il se passe parfois des choses bizarres ».
Le trio Medina-Traoré-Gouiri revient fort
Parmi les points positifs qui ressortent de ce match, on peut notamment souligner les renforts bienvenus de trois joueurs de retour de blessure : Facundo Medina (cheville), Hamed Junior Traoré (cuisse) et Amine Gouiri (épaule).
A chaque ligne, les trois ont apporté de la percussion et de la rigueur pour contrer les plans de la machine parisienne. En difficulté à Nantes pour son premier match de retour d'une longue absence, Facundo Medina a rassuré en sortant un match plein dans un match exigeant en défense. Hamed Junior Traoré a lui aussi apporté dès son entrée en jeu, se retrouvant à l'origine du deuxième but grâce à son débordement et son centre tendu.
Entré en jeu à Nantes et titulaire hier, Amine Gouiri a pour sa part pesé sur la défense tout en permettant à son bloc de résister à la pression adverse par son aisance technique et ses bons choix. Malgré son scénario cruel, ce match a permis de confirmer que ces trois potentielles recrues apporteront plus de compétitivité à l'effectif olympien en 2026.
Retrouvailles dans un mois
« Amine Gouiri a très bien joué », a souligné Roberto De Zerbi. « Je crois qu'il n'est pas encore à 100% de sa condition physique, mais c'est un joueur très important pour nous. Nous avons beaucoup souffert sans lui, non pas parce qu'Aubameyang n'est pas aussi important, c'est un champion, mais pour les caractéristiques de Gouiri. Beaucoup d'équipes défendent en individuel et il a cette technique et cette relation avec ses coéquipiers pour y répondre. Je suis aussi content de la rentrée de Traoré. Il a fait un grand retour. C'est aussi un joueur avec du caractère et de la personnalité ».
Si l'objectif était de revenir du Moyen-Orient avec davantage de certitudes qu'au départ, la mission des coéquipiers de Pierre-Emerick Aubameyang est peut-être finalement réussie. « On encaisse la défaite et on aborde la suite encore plus affamé », a conclu Roberto De Zerbi, qui pense déjà au prochain affrontement face au PSG, dans un mois, au Parc des Princes.








