Affaire de la sextape : Un futur procès à venir ?

  • Ce lundi, une cour de Cassation se réunira en assemblée plénière pour décider de la validité de l'enquête du « chantage à la sextape ». Un procès pourrait ensuite avoir lieu.

La fameuse affaire du « chantage à la sextape », qui implique Mathieu Valbuena et Karim Benzema, pourrait prendre un nouveau tournant. En effet, l'AFP révèle que la validité de l'enquête sur l'attaquant du Real Madrid, contestée par ce dernier, sera examinée ce lundi, par la Cour de cassation, qui doit se réunir en assemblée plénière, pour l'occasion. Si cette dernière la valide, alors un procès serait susceptible de se tenir. Cette audience s'annonce donc particulièrement décisive. Cela fait désormais quatre ans que les deux footballeurs se retrouvent impliqués dans cette sombre affaire. Benzema est soupçonné d'avoir fait pression sur l'ancien Marseillais, dans le but de l'obliger à payer une rançon pour qu'une sextape le mettant en scène ne soit pas rendue publique. Le Merengue campe sur ses positions, affirmant ne s'être contenté que de prévenir celui qui évolue désormais du côté de l'Olympiacos que cette vidéo existait.

Les agissements d'un policier vont être également examinés


Les enquêteurs ne sont pas de cet avis et affirment que le Tricolore a bien participé à cette opération de chantage, en compagnie de son ami d'enfance Karim Zenati, qui a lui aussi été mis en examen. Cette audience de lundi permettra également d'examiner les agissements d'un policier. Yann Bessette aurait joué, pour les besoin de cette enquête, le rôle d'intermédiaire entre Valbuena et les maîtres chanteurs présumés. « Le fait n'est pas simplement qu'il y ait un policier qui se soit fait passer pour quelqu'un d'autre, c'est qu'il a relancé régulièrement les personnes », a déclaré Maître Patrice Spinosi, l'avocat de Karim Benzema, à l'AFP. De son côté, l'avocat de Mathieu Valbuena, Maître Frédéric Thiriez, a confié : « On ne peut pas dire que les policiers ont provoqué l'infraction. La ruse n'est absolument pas interdite ou alors il faut interdire les filatures, les planques, les interceptions... C'est tout à fait normal que le policier maintienne un contact. Si on en vient à interdire qu'un policier joue le rôle d'intermédiaire pour localiser et identifier les malfaiteurs, où va-t-on ? »